Ligue 1: Lens et Marseille en rythme, Lyon en perdition

Le RC Lens a gratté une petite victoire samedi contre Auxerre (1-0) suffisante pour consolider sa deuxième place au mitan de la saison de Ligue 1, devant une équipe de Marseille renversante et emballante contre Lorient (3-1).

A contrario, rien ne va plus à Lyon, battu 2-1 en fin de soirée par le mal-classé Strasbourg dans un climat pesant, devant des supporters parfois hostiles sous les yeux du nouveau propriétaire John Textor, présent pour la première fois au Groupama stadium.

Plus tôt, Lens a empoché une 10e victoire d'affilée dans sa citadelle de Bollaert-Delelis, un série inédite à domicile qui fait oublier la prestation relativement neutre de ses occupants.

"On aime gagner en étant flamboyant, mais je ne vais pas me fâcher car on n'a pas fait le match du siècle ! On a gagné et on a 44 points à la fin de la phase aller", tout simplement "exceptionnelle", s'est réjoui l'entraîneur Franck Haise.

Freiné mercredi par Strasbourg (2-2), le club artésien reprend son élan et se trouve seulement trois points derrière le Paris SG, avant le déplacement du leader chez le quatrième, Rennes, dimanche (20h45) en clôture de la 19e journée.

- L'OL sous les sifflets -

Les Sang et Or, hésitants avant la pause, ont bénéficié en seconde période d'un penalty généreux transformé par Przemyslaw Frankowski (59e), puis d'une expulsion sévère côté auxerrois (65e, Isaak Touré) pour maintenir intact leur avantage.

"Le corps arbitral a cédé à l'ambiance", a tonné Christophe Pélissier, l'entraîneur des Bourguignons, reparti avec "beaucoup de déception" malgré la prestation courageuse de ses joueurs.

Les Auxerrois, douchés 5-0 par Toulouse mercredi à domicile, concèdent un cinquième revers de suite en championnat et descendent à l'avant-dernière place avec 13 points au compteur, soit deux de moins que Strasbourg, sorti samedi de la zone rouge.

Les Alsaciens ont confirmé l'embellie entrevue depuis le départ de Julien Stéphan. Son ex-adjoint Mathieu Le Scornet, entraîneur intérimaire, a ramené un succès porteur d'espoir de Lyon (2-1), club en perdition.

L'OL a enchaîné, en 2022, un troisième match sans victoire en championnat, sous les sifflets nourris de ses supporters, ulcérés par le déclassement du club sept fois champion de France dans les années 2000. Certains ultras ont tenté de pénétrer sur la pelouse au coup de sifflet final.

Huitième avec 25 points, l'équipe dirigée par Laurent Blanc peut se faire dépasser dimanche par Clermont (25 pts), en déplacement à Angers (15h00), mais aussi par Reims ou Nice (24 pts chacun), opposés au même moment.

- Première pour Malinovskyi -

L'air est beaucoup plus léger du côté de l'OM, crédité samedi d'une sixième victoire de suite en championnat. Le troisième de L1 a creusé un bel écart avec Rennes et Monaco, huit points derrière avant leurs matches dimanche.

L'avant-centre nigérian Terem Moffi a pourtant fait mouche sur la première véritable action des Lorientais (29e, 0-1) d'une reprise impeccable sur corner. Les Marseillais, portés par la ferveur du Vélodrome, n'ont pas cogité pour autant.

De la tête, Sead Kolasinac a remis les deux équipes à égalité (38e, 1-1) sur un centre de Cengiz Ünder, encore omniprésent. Alexis Sanchez a frappé fort (53e, 2-1), du gauche avec l'aide d'un poteau, pour mettre les siens devant. Et Jordan Veretout (59e, 3-1) a fini le boulot.

La dernière recrue Ruslan Malinovskyi, arrivée cet hiver de l'Atalanta Bergame, a vécu une première titularisation timide. L'Ukrainien a découvert le Vélodrome, qu'il retrouvera dans six jours pour la réception de Rennes en Coupe de France.

Il a semblé apprécier: "Volcan, formidable!!", a-t-il twitté. Et son entraîneur Igor Tudor l'a encouragé: "C'est normal d'avoir un peu d'émotion pour ses débuts. Mais c'est un joueur fort, qui a besoin d'un peu de temps à l'entraînement pour comprendre certaines choses. Mais je suis content".

jta/cyj