Ligue 1: les explications de Vincent Labrune sur sa rémunération à la LFP

Après la gêne provoquée par le montant du salaire de Vincent Labrune lors d'une audition au Sénat jeudi, le président de la Ligue s'est expliqué ce mercredi, en pleine crise des droits TV de la Ligue 1. Questionné par le rapporteur Michel Savin sur le fait que 50% de son salaire soit refacturé à la société commerciale LFP Media, dont il est aussi président, l'ancien patron de l'OM a regretté "une mauvaise communication entre les équipes de LFP Media et celles de CVC sur la partie refacturée".

"Dans le cadre des accords entre LFP et LFP Media, un contrat de prestation de service entre les deux structures vise à refacturer les services qui sont rendus", rappelle Labrune au Sénat, précisant que cela peut concerner "la rémunération du président de la LFP pour ce qu'elle concerne son action dans le cadre de la négociation des droits audiovisuels".

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"Si on n'avait pas refacturé une partie de ma rémunération, c'était un acte anormal de gestion"

"Si je peux regretter ce déficit d'information, je dois dire que c'est tout à fait normal", enchaîne-t-il. "C'est le contraire qui aurait posé un problème. Si on n'avait pas refacturé une partie de ma rémunération, c'était un acte anormal de gestion. La LFP n'avait pas à supporter intégralement une prestation effectuée au bénéfice de LFP Media."

Pour ce qui est du montant de sa rémunération, multipliée par trois (il est passé de 400.000 euros à 1,2 million d’euros bruts annuels), Vincent Labrune rappelle que c'est "le conseil d'administration de la Ligue, en l'occurrence les présidents de clubs", qui a décidé de ce niveau "exceptionnel" de rémunération.

Ce "considérant l'investissement qui avait été le mien, les responsabilités qui sont les miennes, les crises qu'on a traversées, les succès que nous avons rencontrées et le benchmark du marché européen", énumère-t-il. Avant d'assurer que "[sa] rémunération est portée et payée intégralement et exclusivement par la LFP. Elle est fixée et validée par le conseil d'administration".

Cinq millions d'euros d'indemnités en cas de départ?

Autre point soulevé par les sénateurs, une clause prévoyant une indemnité forfaitaire brute de départ - ou de non-réélection - fixée à 24 mois de rémunération, bonus compris (soit 5 millions d'euros), que Vincent Labrune pourrait toucher. Le président de la Ligue a minimisé le sujet et balayé toute envie de départ: "Dans mon esprit, il n'est pas question une seule seconde que ces montants exceptionnels viennent servir de base à un calcul théorique voté deux ans avant dans un contexte radicalement différent. Si cette disposition existe encore, de toute façon on la remettra sur la table. Je ne suis pas encore parti. Si je devais partir, on s'en remettra non pas à ce qui a été voté en septembre 2020, mais à ce que les clubs, souverains, décideront".

Lorsqu'il lui est demandé s'il serait alors prêt à renoncer à un tel montant en cas de départ, Labrune a préféré marteler ne pas souhaiter partir. Et que, "de bonne volonté", il s'engageait à rediscuter de cette donnée importante lors du prochain conseil de la Ligue.

Article original publié sur RMC Sport