Lidl mis en examen après le suicide d'un employé

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Lidl mis en examen après le suicide d'un employé (Photo d'illustration par REUTERS/Stephane Mahe (FRANCE - Tags: FOOD HEALTH) (Photo: Stephane Mahe via Reuters)
Lidl mis en examen après le suicide d'un employé (Photo d'illustration par REUTERS/Stephane Mahe (FRANCE - Tags: FOOD HEALTH) (Photo: Stephane Mahe via Reuters)

JUSTICE - L’enseigne allemande Lidl a récemment été mise en examen pour homicide involontaire et harcèlement moral près de six ans après le suicide d’un de ses salariés et le burn-out d’un autre, révèlent 20 Minutes etLe Parisien.

Les faits remontent au 29 mai 2015, lorsque le corps de Yannick Sansonetti est retrouvé pendu sur son lieu de travail, un entrepôt de l’enseigne situé à Rousset, dans les Bouches-du-Rhône. Son supérieur direct, Patrice Tonarelli, avait fait de son côté un burn-out un mois plus tôt. Deux ans après le drame, en 2017, l’émission “Cash Investigation” a fait un reportage, diffusé sur France 2, sur les conditions de travail dans ce même entrepôt, entraînant l’ouverture d’une enquête judiciaire.

À la suite de quoi, Lidl a été condamné au civil en appel en janvier 2020 pour le suicide de Yannick Sansonetti. Comme le précise 20 Minutes, la justice a alors évoqué une “pression managériale très forte depuis l’arrivée d’un nouveau directeur régional en janvier 2014″, avec des salariés soumis ”à une amplitude de travail journalière déraisonnable, leur ajoutant des missions de façon imprévisible, sans leur donner des moyens de travail adaptés”. Par la suite, Lidl a embauché trois personnes pour exécuter les tâches que Yannick Sansonetti avait jusque-là fait seul.

Pouvoir “faire le deuil” et “arrêter les frais”

“Cette mise en examen de Lidl prouve qu’on a été dans le vrai, malgré ce qu’on a voulu nous faire croire, a déclaré à 20 Minutes Nicolas Sansonetti, le frère de Yannick Sansonetti. Cela confirme la décision au civil, et malheureusement, il va falloir aller au bout. Ce n’est pas une partie de plaisir. Ça aurait été bien, à un moment donné, que Lidl reconnaisse ses torts. On aurait pu peut-être s’en arrêter là. Je sais pertinemment que si demain, il y a une décision de justice, ce n’est pas ça qui nous le ramènera. Mais ça nous permettra juste de faire le deuil et d’arrêter les frais.”

Mi-février, une perquisition avait été menée dans l’entrepôt de Lidl à Ploumagoar (Côtes-d’Armor), qui abrite aussi la direction régionale de l’enseigne, dans le cadre d’une information judiciaire pour harcèlement. Neuf personnes, dont le directeur régional, avaient été placées en garde à vue.

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Cet article a été initialement publié sur Le HuffPost et a été actualisé.

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