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En Libye, la tentation d’une restauration monarchique

Petit fils d’Idris Ier renversé par le colonel Kadhafi en 1969, l’émir Mohammed Reda Senoussi est appelé à la rescousse par une partie de la classe politique libyenne. Le prince héritier en exil se voit déjà jouer un rôle de pacificateur dans un pays déchiré entre les milices. Mais le risque d’instrumentalisation n’est pas loin.

On entend de plus en plus sa voix. Le prince héritier de Libye, Mohammed Reda Senoussi, prépare le terrain pour jouer un rôle politique majeur dans l’avenir de son pays.

Depuis plusieurs mois et de façon plus rapprochée depuis la mi-janvier, le monarque multiplie les rencontres diplomatiques à l’étranger avec les membres des différentes tribus et les dignitaires libyens. Des rendez-vous dont il ne se cache pas, et qu’il affiche sur le réseau social X.

Cet émir, exilé à Londres depuis l’enfance, n’est autre que le petit fils d’Idris Ier, qui a régné entre 1951 et 1969 sur le pays, avant d’être renversé cette année-là par le colonel Kadhafi.

Dans ses déclarations, l'héritier du trône libyen se pose en pacificateur, cherchant à réinstaurer un dialogue national "qui sauvera notre pays du fléau des guerres, de la discorde et de la division". "Notre objectif commun est de sauver notre pays et œuvrer à construire un État basé sur les institutions et le droit", écrit-il sur X.

Mais un retour politique du monarque laisse cet expert sceptique : "Le symbolisme, la popularité et l’héritage historique ne suffisent pas." Jalel Harchaoui avertit sur l’utilisation politique d’un souverain qui pourrait être utilisé comme un "gadget".


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