Libye : Stephanie Williams, la conseillère spéciale de l'ONU au chevet de la réconciliation du pays

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Elle a posé ses valises à Tripoli le 12 décembre en tant que conseillère spéciale de l'ONU pour la Libye mais cela fait plus de trois ans que Stephanie Williams travaille sur le dossier. En tant qu'adjointe du Libanais Ghassan Salamé puis du Slovaque Jan Kubis, qui ont occupé ce poste avant elle, mais aussi en assurant l'intérim entre les mandats des deux hommes. C'est dire si cette diplomate américaine qui tweete en arabe connaît les divisions qui déchirent ce pays depuis la révolution de 2011.

Inciter les deux camps à rester en contact

Le report sine die de l'élection présidentielle, prévue vendredi, risque une nouvelle fois de raviver les tensions qui opposent l'ouest du pays à l'est. Lundi, le Parlement de Tobrouk doit se réunir pour mettre en place un nouveau calendrier électoral. Mais rien ne dit que les autorités de Tripoli, qui lui sont hostiles, le valident.

Stephanie Williams, qui a déjà sillonné le pays et multiplié les entretiens depuis sa nomination, va devoir redoubler d'efforts pour que les deux camps trouvent un terrain d'entente et ne recourent aux armes. Pour cela, l'ancienne du département d'État, passée par Bagdad, a vraisemblablement décidé de mesurer ses propos. Il y a un an, elle qualifiait certains politiques libyens de "dinosaures" et de "kleptocrates". Ce jeudi, alors même que le scrutin présidentiel était annulé, elle se réjouissait d'avoir assisté à la naissance d'un "dialogue pacifique".


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