Libye : la rentrée scolaire n'a toujours pas eu lieu

franceinfo avec AFP

Revendications salariales et polémique autour d'emplois fictifs : un bras de fer entre les enseignants et leur ministère retarde depuis un mois la rentrée scolaire en Libye, où l'enseignement est déjà perturbé par le chaos politique et les récents combats près de Tripoli. Les enseignants en grève depuis des semaines réclament notamment du Gouvernement d'union nationale (GNA), basé dans la capitale, une revalorisation de leurs salaires, actuellement de 800 dinars libyens (560 euros) en moyenne, et le départ du ministre de tutelle, Othman Abdel Jalil.

Licenciements massifs

Le ministre a récemment ordonné la suspension de centaines d'enseignants et de responsables grévistes, ainsi que le licenciement de dizaines de milliers d'autres, accusés de percevoir un revenu sans exercer leur métier. La paralysie touche la plupart des établissements publics, y compris dans l'est du pays, sous une autorité rivale appuyée par le maréchal Khalifa Haftar, l'homme fort de cette région orientale qui mène également depuis avril une offensive armée sur Tripoli.

Si la Libye est divisée, le GNA reconnu par l'ONU paye les salaires de la fonction publique dans l'ensemble du pays, grâce aux revenus du pétrole gérés par la Banque centrale, elle-même basée à Tripoli.

150 000 emplois fictifs

Dénonçant la corruption, le ministre de l'Enseignement a jeté un pavé (...)

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