Libye: le profil du gouvernement de transition d'Abdel Hamid Dbeibah

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Le serment de ses membres sera prêté lundi 15 mars à Benghazi et la passation du pouvoir se fera dans la semaine. Les Libyens espèrent que ce nouveau gouvernement d’union nationale permettra de tourner la page d’une la décennie noire et changer la situation économique et sécuritaire économique catastrophique. Pour se faire, le Premier ministre libyen a tenu à ce que ce gouvernement de mission qui doit appliquer le plan de route de l’ONU soit formé en majorité des spécialistes.

Le nouveau Premier ministre libyen l’a annoncé à plusieurs reprises son gouvernement « représentera tous les Libyens ». Abdel Hamid Dbeibah aurait préféré avoir plus de technocrates et plus des femmes, mais il s’est plié à la logique d’équilibre régional dans l’attribution des portefeuilles afin d’obtenir la confiance du Parlement.

27 ministres, 6 ministres d’État et deux vices-Premiers ministres. C’est un cabinet élargi qui prêtera serment ce lundi 15 mars devant le Parlement. Un Parlement qui réclamait pourtant un gouvernement restreint. Abdel Hamid Dbeibah s’est défendu en affirmant que sa formation avait donné beaucoup de travail et qu’il fallait être inclusif pour réussir à fonctionner.

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Reste à attribuer le portefeuille hautement stratégique de la Défense qui a fait l’objet d’insolubles tractations entre l’Est et l’Ouest. Finalement, c’est le Premier ministre lui-même qui assurera la fonction.

Autre aspect de ce gouvernement, la présence inédite des femmes. Pour la première fois dans l’histoire politique de la Libye, 5 femmes occuperont des ministères dont deux régaliens : les Affaires étrangères et la Justice.

A noter également, le retour en force des sympathisants de l’ancien régime qui ont même raflé le ministère régalien de l’Intérieur. Un ministère qui devra jouer un rôle d'une très haute importance dans la dissolution des milices et le départ de mercenaires étrangers.

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