Libye: MSF appelle à accélérer l’évacuation des exilés les plus fragiles

Quelque 600 000 exilés se trouvent actuellement en Libye, soumis à l’enfermement et l’esclavage, selon l’estimation des organisations internationales, victimes de violences dénoncées par l'ONU. Désormais, les garde-côtes ou les milices de Libye interceptent une majorité des personnes qui fuient le pays vers l’Europe et les renvoient en détention. En cette journée mondiale des réfugiés, Médecins sans frontières, qui intervient dans le pays, publie un rapport sur le manque de protection des exilés et la faiblesse des dispositifs leur permettant de sortir du pays. MSF appelle à accélérer l’évacuation des plus fragiles, notamment grâce aux couloirs humanitaires.

Deux ans, c’est ce qu’il faut attendre parfois pour qu’un processus de réinstallation du Haut-Commissariat aux réfugiés (HCR) aboutisse. L’an dernier, seuls 1 662 exilés ont pu quitter l’enfer libyen dans ce cadre, sur environ 40 000 enregistrés par l’organisation. Le manque de places offertes par les pays occidentaux est criant. Cette année, seule la Suède s’est manifestée en proposant de prendre en charge 350 personnes.

Or Médecins sans frontières estime que seule l’évacuation permet de mettre les exilés en sécurité et d'assurer le suivi des soins. Des soins que l’ONG prodigue à Tripoli dans les centres de détention, ainsi qu'à Zouara, Misrata et Beni Walid avec des cliniques mobiles. Pour accélérer ces évacuations, d’autres moyens existent, et notamment les couloirs humanitaires, plaide MSF.

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