En Libye, le ministre turc de la Défense réplique au maréchal Haftar

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En Libye, si le cessez-le-feu signé en octobre dernier est toujours globalement respecté, les belligérants continuent de s'affronter par communications interposées. Jeudi, le maréchal Khalifa Haftar a appelé ses troupes à « chasser l'occupant turc ». La réponse d'Ankara ne s'est pas fait attendre.

Pas question pour Ankara de perdre de l’influence en Libye. En visite officielle à Tripoli avec une délégation de hauts gradés, le ministre turc de la Défense Hulusi Akar a assisté ce samedi à une remise de diplômes d'officiers libyens tout juste formés en Turquie. Il y a rencontré son homologue du Gouvernement d'union nationale dirigé par Fayez el-Sarraj et le président du Haut Conseil d'Etat.

A cette occasion, il a évoqué avec eux « la poursuite de la coordination pour repousser une éventuelle tentative hostile de la part des forces hors-la-loi du rebelle Khalifa Haftar ».

Si les armes se sont tues en Libye depuis l'accord de cessez-le-feu signé en octobre dernier, le niveau d'hostilité reste toujours très élevé entre les belligérants. La phrase du ministre turc de la Défense est perçue comme une réplique à la déclaration incendiaire faite jeudi par Khalifa Haftar, selon qui il ne pourrait pas y avoir de paix en Libye « en présence d'un colonisateur », allusion à la Turquie.

En juin dernier, les forces du maréchal Haftar avaient dû renoncer à prendre la capitale après plus d'un an de combats, malgré le soutien de la Russie, des Emirats arabes unies, de l'Egypte et quelques pays occidentaux. Le gouvernement de Tripoli, lui, avait pu compter sur l'appui du Qatar, mais surtout des drones et des conseillers militaires turcs, mais aussi de mercenaires syriens rassemblés par l'armée turque.