Libye: le gouvernement Haftar dément livrer des armes aux FSR

Le gouvernement de l’est libyen, non reconnu par la communauté internationale, s’est prononcé officiellement et pour la première fois sur les accusations d'implication dans la guerre au Soudan. Il a réfuté, dans un communiqué, les nouvelles accusations du général al-Burhan, réitérées ce 18 juin devant le Conseil de sécurité de Nations unies par le représentant soudanais, proche du général al-Burhan. Khalifa Haftar est accusé d'envoyer des armes et des munitions aux FSR du général Hemetti au Soudan.

Dans son intervention mercredi dernier à New York, Al Hareth Idriss, le représentant soudanais à l’ONU a affirmé que l’armée soudanaise possédait des preuves tangibles sur l’implication des Émirats arabes unis dans « l’envoi d’armes et de munitions aux FSR au Darfour, à travers le Tchad, le sud libyen et la Centrafrique. »

Le gouvernement de l’est libyen a exprimé son étonnement et nie toute implication au Soudan, accusant les deux parties en lutte de commettre des crimes s’apparentant à de l’épuration ethnique. Selon les termes du communiqué, le représentant soudanais auprès des Nations unies, essaie, en agissant ainsi, de détourner le regard de ce qu'il se passe au Soudan. Le communiqué rajoute que ces accusations sont « erronées et injustes » et que l’armée nationale libyenne est accusée à tort. La Libye n’intervient pas dans les affaires internes du Soudan, affirme le gouvernement de l’est.


Lire la suite sur RFI