Libye : flambée de violence à Benghazi alors que le pays recherche son unité

Jacques Deveaux
·1 min de lecture

Sa carrière sanguinaire s'est brusquement arrêtée dans une rue de l'ouest de Benghazi. Mahmoud Al-Werfalli, surnommé "le boucher de Haftar", a été abattu d'une balle en pleine tête, alors qu'il circulait en voiture le 24 mars dernier dans la ville, fief du maréchal Haftar.

Pour les observateurs, l'exécution d'Al-Werfalli a été commanditée par le clan Haftar, dont il a été pourtant l'un des chefs de guerre, au sein de l'armée nationale libyenne (ALN). Mais "l'officier des exécutions", son autre surnom, était devenu incontrôlable. Il s'opposait frontalement à l'autorité du maréchal, n'hésitant pas à saccager avec ses hommes une concession automobile tenue par un proche d'Haftar, et à filmer la scène. Une démonstration de force qui a sans doute signé sa perte.


Car l'étoile de Mahmoud Al-Werfalli ne cessait de se ternir. Il était sous le coup de deux mandats d'arrêt émis par la Cour pénale internationale (CPI), l'un en 2017 et l'autre l'année suivante. Il était au cœur de sept affaires ayant entraîné la mort de 33 personnes, et d'une huitième où il aurait exécuté lui-même dix personnes. Les corps des victimes étaient ensuite exhibés, comme autant de menaces pour la population.

Dans un premier temps, suite à l'action de la CPI, Mahmoud Al-Werfalli avait été suspendu de ses fonctions au sein de l'ALN. Mais le maréchal Haftar refusait de le "lâcher", et de le livrer à la justice internationale. L'homme fort de Cyrénaïque se limitant à mettre sous contrôle le fief d'Al-Werfalli, (...)

Lire la suite sur Franceinfo

A lire aussi