Libye : civils et migrants pris au piège de la nouvelle bataille de Tripoli

franceinfo Afrique avec agences
Trois semaines après l’offensive du maréchal Haftar contre la capitale libyenne, des organisations humanitaires internationales tirent la sonnette d’alarme sur la situation de la population civile et des migrants subsahariens dans les zones de combat autour de Tripoli.

Même si l’offensive de l’homme fort de Cyrénaïque, Khalifa Haftar, pour le contrôle de la capitale libyenne semble marquer le pas, les organisations humanitaires et de défense des droits de l’Homme s’inquiètent de la dégradation de la situation humanitaire dans les quartiers touchés à la périphérie de Tripoli. "Plus de 30 000 personnes ont quitté leurs maisons et ont trouvé refuge chez des proches ou dans des bâtiments publics", a indiqué le 25 avril 2019 le Comité international de la Croix-Rouge (CICR).

Des quartiers densément peuplés devenus des champs de bataille

Les autorités libyennes et l'ONU avaient fait elles mêmes état ces derniers jours d'un nombre de déplacés atteignant jusqu'à 35 000 personnes.

"Les coupures de courant sont fréquentes dans les zones où se déroulent les affrontements. Les services et infrastructures de base à Tripoli, comme les hôpitaux ou les stations d'approvisionnement en eau, qui ont déjà souffert des violences depuis huit ans, sont encore plus affaiblis", détaille le CICR. "Notre principale inquiétude porte sur les civils qui vivent près des lignes de front. Des quartiers densément peuplés deviennent progressivement des champs de bataille", a précisé le directeur du bureau du CICR à Tripoli, Youness Rahoui.

Il souligne par ailleurs qu'il est "de plus en plus dangereux pour les travailleurs médicaux d'aller secourir les blessés", au moment où des (...)

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