Libye : Alger veut mettre l'ONU devant ses responsabilités

Par Adlène Meddi, à Alger
Le GNA est soutenu militairement par la Turquie, mais le maréchal Haftar est appuyé par l'Égypte voisine, les Emirats arabes unis, l'Arabie saoudite et la Russie

L'Algérie s'inquiète des ingérences en Libye et veut proposer, avec la Tunisie, une nouvelle initiative de sortie de crise sous égide onusienne.


L'Algérie a entamé des contacts intensifs avec la Russie, la France, la Tunisie et les Nations unies dans le cadre d'une nouvelle initiative pour le règlement de la crise en Libye, a révélé le quotidien arabophone El Khabar. Cette initiative s'articule sur deux axes principaux.

D'abord la neutralisation de la situation militaire sur le terrain pour une durée maximale afin de permettre un retour à la table des négociations, consacrant ainsi le refus d'une solution strictement militaire. L'objectif ces prochains de mois pour Alger est d'éviter que l'une des parties engagées dans ce conflit cumule de nouvelles avancées sur le terrain militaire, enrayant ainsi le cycle des provocations.

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L'ONU doit agir

Deuxièmement, permettre à l'ONU d'imposer l'interdiction de l'entrée en Libye d'armes et de combattants de l'étranger. L'embargo en vigueur n'étant pas respecté, l'idée est d'octroyer aux Nations unies une plus grande capacité de contrainte et développer ainsi un nouveau mécanisme onusien de règlement de la crise.

Un rôle plus proactif de l'ONU, selon Alger, découlerait, d'après El Khabar, du fait que le début de la crise remonte à une décision… onusienne : en mars 2011, la résolution du Conseil de sécurité 1970 a mis en place un embargo sur les armes à destinati [...]

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