Des librairies éphémères sur les marchés de Paris pour promouvoir les dispositifs de commandes de livres

Imaginez la scène. Vous déambulez dans les allées de votre marché préféré. Et au milieu du bar sauvage et du gigot d’agneau, vous tombez sur un stand de livres. Un scénario rendu concret ce week-end par la mairie de Paris à travers l’installation de librairies éphémères sur les 38 marchés de la capitale. Un dispositif exceptionnel pour permettre aux libraires de faire la promotion des dispositifs mis en place pour les ventes de livres comme les livraisons à domicile et le click and collect. Sauf que les livres qui recouvrent les étalages ne sont pas proposés à la vente. Des ouvrages en portugais, des éditions jeunesse... toute une matière que les libraires présents estiment essentielles sur un marché : "C’est vrai que c’est très compliqué d’avoir une vitrine sur un marché où il y a des commerçants de fruits, de légumes. Il y a absolument tout. Et on est les seuls sur le marché à ne pas pouvoir vendre. Mais voyons le côté positif des choses, on rencontre les clients, nous discutons avec nos jeunes lecteurs". Une vitrine 97 stands dédiés aux livres étaient offerts par la mairie de Paris ce samedi. Mais l’institution est consciente des limites de l'initiative en raison de la proscription des ventes. "C’est interdit par le préfet. Ils n’ont pas le droit de vendre. Aujourd’hui sur les marchés alimentaires, on a le droit de vendre que de l’alimentaire. C’est la raison pour laquelle nous les avons soutenus comme ça. Et ceux qui sont venus étaient hyper contents", défend Olivia Polski, adjointe à la mairie.Libraires, près de 100 stands sont à votre disposition ce week-end sur les marchés pour faire connaître vos services de retrait de commandes aux Parisiennes et aux Parisiens.Pensez à vous inscrire https://t.co/LNp5PuQUOS — Paris (@Paris) November 6, 2020 Cinq libraires présents sur 500 Mais les heureux se comptent sur les doigts de la main. Seuls cinq libraires ont été tentés parmi les 500 que compte la capitale. Les autres misent sur le retrait des commandes en ligne dans leurs propres boutiques. "Dans le quartier, il n’y a pas vraiment de marché et puis moi je travaille ici. Les gens ont l’habitude que la libraire soit ouverte donc". L’idée ne devrait pas être reconduite, même si les premiers participants le réclament. Une question de survie, avant les fêtes de fin d’année.