Libourne: une septuagénaire décédée il y a trois ans retrouvée momifiée dans son appartement

Ses voisins pensaient que l'appartement était inoccupé et aucune odeur ne les a alertés. L'occupante des lieux était "réputée pour être malade", selon les enquêteurs.

Les pompiers intervenaient pour une simple fuite d'eau dans cet immeuble du centre-ville de Libourne, en Gironde. Mais une fois entrés dans l'appartement, ce 31 décembre, la découverte est macabre: le corps d'une vieille femme gît, desséché, dans un lit. Les premières analyses indiquent qu'elle serait décédée il y a trois ans, rapporte le journal Sud-Ouest.

"Je n’avais pas idée. J’ai emménagé il y a quelques mois dans l’appartement du dessus. C’était toujours fermé, je pensais sincèrement qu’il n’y avait personne", raconte un propriétaire.

"La voisine d’en face, installée depuis trois ans, indiquait ne l’avoir jamais croisée", abonde quant à lui le maire de Libourne, Philippe Buisson, précisant que "la personne étant décédée depuis longtemps, il n’y avait plus d’odeur, rien qui puisse alerter les voisins". À cela s'ajoute une probable absence de proches ou du moins un manque de contact avec eux, et des factures réglées de façon automatique qui n'ont pas alerté le syndic de l'immeuble.

"Possiblement décédée en 2019"

L'enquête menée par la gendarmerie a permis de renforcer l'intuition de départ: "Il s’agit d’une personne de 74-75 ans, possiblement décédée en 2019, dont l’identité reste encore à confirmer. (...) Tout porte à croire qu’il s’agit bien de la locataire de l’appartement, une personne âgée réputée malade".

La Ville incite pourtant les personnes vulnérables à s’identifier, directement ou via des tiers, de façon à être recontactées régulièrement. Une habitude renforcée "depuis le Covid, mais également avec les épisodes de canicule et aujourd’hui le risque de coupure d’électricité", précise le maire de la ville.

Article original publié sur BFMTV.com

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