Liberté d'expression : cafouillages en salle de classe

Par Alice Pairo-Vasseur
·1 min de lecture
En réaction à l’attentat visant Samuel Paty, ce lundi, de nombreux professeurs ont fait travailler leurs élèves sur la liberté d’expression.
En réaction à l’attentat visant Samuel Paty, ce lundi, de nombreux professeurs ont fait travailler leurs élèves sur la liberté d’expression.

« On peut dire ce qu'on veut, mais il y a des limites. Par contre, je n'ai pas bien compris ce qu'étaient les limites », confie Alexandre*, élève de 6e dans un collège parisien. Comme 12 millions d'élèves, l'adolescent a repris le chemin de l'école le 2 octobre dernier. Une rentrée particulière, placée sous le signe de l'hommage à Samuel Paty, professeur d'histoire-géographie victime d'un attentat terroriste à la veille des vacances de la Toussaint.

Outre la minute de silence ? obligatoire ? et la lecture ? dans certaines classes ? d'un texte de Jean Jaurès, de très nombreux professeurs ont choisi de dédier une partie de la journée à des échanges sur la liberté d'expression, à laquelle Samuel Paty avait consacré ses derniers cours d'EMC (Éducation morale et civique). Une séquence pédagogique, souvent hautement créative et pétrie de bonnes intentions, qui n'a pas suffi à éclairer tous les élèves sur le concept.

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Les faits

Il faut dire que lundi matin, tous les élèves n'étaient pas au courant de l'attentat terroriste qui avait frappé l'enseignant dix-sept jours plus tôt. Parler des faits ? puis déconstruire certaines contre-vérités ou répondre aux questions, parfois très crues, des élèves ? était alors le premier défi des professeurs en charge du sujet. « C'est, d'ailleurs, le drame qui intéressait le plus les élèves, raconte Margaux Andrieu, professeur de CE2 à Paris, comme l'arme qui avait servi à tuer le professeur [...] Lire la suite