Liberté d’expression. Au Nicaragua, publier des “fausses informations” sera passible de peines d’emprisonnement

Confidencial (Managua)
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L’Assemblée nationale du Nicaragua vient d’approuver une loi spéciale contre les “fausses informations”. Qualifiée de “loi bâillon” par ses adversaires, le texte, volontairement flou, représente une menace pour la liberté d’expression, rapporte l’hebdomadaire Confidencial.

Une loi contre les “fausses informations” a été approuvée mardi 27 octobre par l’Assemblée nationale du Nicaragua. Prétendant “réguler les contenus sur Internet”, elle établit des peines de prison allant de deux à huit ans pour lutter contre “la propagation de fausses informations, la divulgation d’informations confidentielles liées aux institutions de l’État ou l’accès non autorisé aux sites du gouvernement pour la modification ou l’obtention d’informations”, rapporte l’hebdomadaire indépendant Confidencial.

Alors que les députés de la majorité sandiniste attestent que la loi vise à “protéger les familles” et réfutent toute forme de “chasse aux sorcières”, le journal nicaraguayen estime que la nouvelle loi cherche surtout à “faire taire les voix critiques des adversaires d’Ortega qui dénoncent les violations contre les droits humains”. Pour ses adversaires, cette “loi bâillon” est un pas de plus vers la dérive autoritaire du président Daniel Ortega.

Les chiffres sur l’épidémie de Covid-19 dans le viseur

L’adoption de cette nouvelle loi survient dans le contexte particulier de la pandémie de Covid-19. L’Observatoire citoyen Covid-19, une plateforme indépendante créée pour suivre l’évolution de l’épidémie, publie des rapports réguliers sur la situation sanitaire du pays. Elle est directement visée par la décision des députés sandinistes, qui s’acharnent, depuis les premiers

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