Le Liban s'insurge de l'exploitation du champ gazier de Karish par Israël

Le Liban a qualifié dimanche de « provocation » et d’« acte hostile » la décision d’Israël de commencer à exploiter le champ gazier de Karish, situé dans une zone maritime revendiquée par les deux pays techniquement en guerre depuis 1948.

Avec notre correspondant à Beyrouth, Paul Khalifeh

Les dirigeants libanais ont haussé le ton contre Israël ce dimanche 5 juin après l’arrivée dans le champ gazier maritime de Karish d’une unité flottante de production, de stockage et de déchargement.

À la suite de concertations avec les hauts responsables politiques et militaires, le président Michel Aoun a rappelé dans un communiqué que « les négociations sur la délimitation de la frontière maritime sont toujours en cours ». Par conséquent, « toute activité ou opération dans la zone contestée constitue une provocation et un acte hostile ».

Une zone disputée

Le Premier ministre Nagib Mikati a de son côté accusé Israël de chercher à provoquer « une nouvelle crise » avec le Liban, en « empiétant sur ses ressources offshore » et en cherchant à « imposer un fait accompli ». « Cela est extrêmement dangereux et pourrait créer des tensions dont personne ne peut prévoir les répercussions », a prévenu le chef du gouvernement.

►À écouter aussi : Chronique des matières premières - Le gaz, enjeu des négociations israélo-libanaises


Lire la suite

Notre objectif est de créer un endroit sûr et engageant pour que les utilisateurs communiquent entre eux en fonction de leurs centres d’intérêt et de leurs passions. Afin d'améliorer l’expérience dans notre communauté, nous suspendons temporairement les commentaires d'articles