Le Liban prolonge les restrictions et se confine pour Pâques face à l’explosion du Covid-19

·2 min de lecture

Le Premier ministre démissionnaire Hassan Diab a prévenu que le Liban est au bord de la troisième vague de la pandémie de Covid-19, peut-être plus dangereuse que celles qui l'ont précédée. Face à la progression du coronavirus, les autorités ont décidé vendredi 26 mars de prolonger l'état de mobilisation générale, entré en vigueur le 15 mars 2020, jusqu'au 30 septembre prochain. Le pays sera totalement confiné pour la Pâques chrétienne.

Avec notre correspondant à Beyrouth,Paul Khalifeh

Tous les indicateurs relatifs à l’évolution et au contrôle de la pandémie sont dans le rouge au Liban. Le pays compte près de 460 000 infections, soit 400 pour chaque 100 000 habitants. Bien au-delà des 100 contaminations pour 100 000 personnes, jugées critiques par l’OMS.

Avec 3 000 lits dédiés aux malades du coronavirus, dont 1 200 en soins intensifs, le secteur hospitalier a atteint sa capacité de développement maximale : 95 % des unités de soins intensifs sont occupées.

La campagne de vaccination est très lente. 130 000 personnes ont reçu leur injection, dont 30 000 seulement la deuxième dose. À ce rythme, le Liban ne peut pas espérer atteindre l’immunité collective avant un an.

Face à cette situation inquiétante, les autorités ont pris une série de mesures : confinement total assorti d’un couvre-feu pendant la Pâque catholique et orthodoxe, et la fête qui marque la fin du mois du ramadan.

Les pubs et boîtes de nuit resteront fermés jusqu'à nouvel ordre, de même que les cinémas et les théâtres. Les célébrations et rassemblements sociaux ne sont toujours pas autorisés.

Pour accélérer la campagne de vaccination, le secteur privé a été mis à contribution. Une entreprise pharmaceutique s’est engagée à importer un million de doses de Spoutnik V. 50 000 doses sont déjà arrivées vendredi 26 mars.

À lire aussi : Crise sanitaire au Liban: une infirmière témoigne de l'hémorragie de soignants