Liban : "Le peuple tombe dans une pauvreté absolue "

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Depuis cinq mois, le pays du Cèdre s'enfonce inexorablement dans une crise socio-économique, devant l'incapacité de la classe politique à former un nouveau gouvernement. Analyse de la situation avec Alain Bifani ex-directeur général du ministère libanais des finances.

Sept mois après les explosions dévastatrices du port de Beyrouth, le Liban semble s’enfoncer un peu plus chaque jour dans une allée sans issue. Si la communauté internationale s’est mobilisée à hauteur de 250 millions d’euros, la situation reste chaotique, et la colère des Libanais ne fait qu’empirer. Le pays qui se faisait dans le temps appeler la Suisse du Moyen Orient, traverse la pire crise économique et sociale de son histoire. Sa monnaie nationale, la livre libanaise, a perdu près de 90 % de sa valeur sur le marché noir. Dans les banques nationales il est devenu presque impossible de retirer des fonds.Pendant ce temps la classe politique est conspuée, accusée au mieux d’incompétence sinon de corruption. Cinq mois après sa nomination, le Premier ministre sunnite Saad Hariri – fils de Rafiq Hariri assassiné en 2005 à Beyrouth – peine toujours à réunir la mosaïque communautaire. Ce mercredi, le président libanais Michel Aoun l'a exhorté à former "rapidement" un gouvernement, faute de quoi il devrait céder la place. Analyse de la situation avec Alain Bifani ex-Directeur Général du ministère libanais des...

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