Liban : le pays s'effondre face à la crise économique et politique

La colère du désespoir se fait sentir devant le Parlement libanais. Les manifestations se multiplient depuis une semaine à Beyrouth (Liban) et à travers tout le pays. "Les gens ont faim. Les gens sont finis. Ils vont mourir. Ils vont tomber malade", se désole un manifestant. En un an et demi, le pays s'est effondré : l'explosion dévastatrice sur le port de Beyrouth l'an dernier, puis une crise politique et surtout économique... Désormais, la monnaie locale ne vaut quasiment plus rien. Cinq mois sans gouvernement Dans une superette, 90 % des produits sont importés. Les prix n'ont jamais été aussi élevés. "Ce parmesan, avant c'était 25 euros le kilo. Maintenant c'est 160, peut être plus", explique un client. La livre libanaise a perdu presque 90 % de sa valeur. Le salaire minimum est passé de 400 à 40 euros, si bien qu'un professeur ne reçoit désormais qu'un salaire de 200 euros par mois. En faillite, l'Etat ne subventionne plus suffisamment les services de soins. Dans les pharmacies, c'est la pénurie. Face à la colère des libanais, président et Premier ministre continuent de s'accuser mutuellement de la situation. Cela fait cinq mois qu'un gouvernement n'a pas été formé.