Liban: Père Majdi Allaoui, un fabricant d’espoir

Enfant des rues, sunnite converti, le Père Majdi Allaoui consacre sa vie à des œuvres de charité dans un Liban anéanti par des crises multiples. Malgré des drames personnels dans sa vie, c'est toujours avec une formidable énergie qu'il donne de l'espoir aux plus démunis.

De notre correspondant à Beyrouth,

Deux personnes s’engouffrent dans une porte ouverte dans une palissade derrière laquelle se dresse une végétation verdoyante. Le couple du troisième âge s’installe sur un banc autour d’une table en bois. Une dame en tablier blanc, le visage barré d’un grand sourire, vient leur servir un café.

L’ambiance conviviale et les ondes positives qui se dégagent font presque oublier que ce lieu est aménagé sur un bout de trottoir situé en contrebas d’une artère bruyante, près d’une route longeant le fleuve de Beyrouth, où coule, à cette époque de l’année, une eau boueuse et nauséabonde.

Nous sommes dans l’un des restaurants gratuits de l’association « Bonheur du ciel », fondée par le père Majdi Allaoui. Tous les jours, cette cantine accueille des femmes et des hommes, plutôt d’un certain âge, incapables de s’offrir un repas convenable ou de siroter un café chaud.

« J’ai connu la faim, la soif et le froid »

« Dans ma jeunesse, j’ai connu la faim, la soif et le froid, aussi ai-je fait le serment de m’occuper de ceux qui en souffrent », explique ce prêtre de 54 ans, à la voix douce et à la barbe fournie, aujourd’hui à la tête de l’un des plus importants réseaux d’action solidaire et humanitaire du Liban.

*Le mariage des prêtres est autorisé par les Églises orientales.


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