Liban: de nouvelles manifestations, parfois violentes, dans tout le pays ce samedi

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Des manifestations parfois entachées de violences ont eu lieu au Liban ce samedi après une nouvelle dépréciation de la livre libanaise. Des protestataires en colère ont fermé des routes partout dans le pays, frappé par la pire crise économique de son histoire.

Avec notre correspondant à Beyrouth, Paul Khalifeh

L’accalmie observée après l’intervention de l’armée pour rouvrir les routes en début de semaine n’aura pas duré longtemps. Une nouvelle flambée du dollar face à la livre libanaise sur le marché noir ce samedi a poussé des milliers de Libanais dans la rue.

Dans tout le pays, des manifestants en colère ont bloqué des routes à l’aide de pneus enflammés et de bennes à ordures.

La contestation a gagné la capitale Beyrouth et la ville de Saïda dans le sud du pays, où des protestataires ont fermé des artères principales. Même scène dans le nord du pays et dans la plaine orientale de la Bekaa.

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Dans le centre-ville de Beyrouth, des affrontements ont éclaté en soirée entre les forces de l’ordre et des manifestants qui ont ouvert une brèche dans une fortification installée pour protéger le Parlement.

Dans la région du Kesrouan, à 20 kilomètres du nord de Beyrouth, des dizaines de protestataires vêtus de noir ont attaqué un supermarché et pillé les rayons alimentaires.

Cette nouvelle vague de protestations intervient dans un contexte de crise économique et financière sans précédent dans l’histoire du Liban et de blocage politique qui empêche la formation d’un gouvernement.

Les Libanais, désemparés, voient leur pouvoir d’achat s’effondrer en raison de la dépréciation de la monnaie nationale, que rien ne semble pouvoir freiner.

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