Liban: Macron réitère son appel à la formation d’un nouveau gouvernement

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Au Liban, alors que Washington tente d'isoler le Hezbollah, Paris défend une ligne inclusive. Emmanuel Macron a contacté son homologue libanais, Michel Aoun.

Avec notre correspondante à Beyrouth, Laure Stephan

Le Liban a besoin qu’un gouvernement soit rapidement formé, condition pour que la communauté puisse « accompagner le relèvement du Liban ». Tel est le message d’Emmanuel Macron, venu deux fois au Liban depuis la double explosion au port de Beyrouth, et dont l’initiative politique a jusqu’ici échoué. En septembre dernier, il avait mis en garde contre le risque de chaos et de guerre civile.

Avec la désignation de Saad Hariri, le climat semblait s’être détendu au sein de la classe politique, très divisée, mais la polarisation risque de nouveau de s’accroître, suite aux sanctions décidées vendredi par l’administration Trump contre Gebran Bassil, un influent politicien libanais, gendre du président Michel Aoun et allié du Hezbollah. Ces sanctions ont été applaudies par ses nombreux opposants sur les réseaux sociaux, où ses partisans ont au contraire manifesté leur solidarité. Le spectre d’autres sanctions pourrait peser sur les alliances et les tractations pour former le gouvernement.

Le pays a besoin d’urgence au minimum d’un plan de sauvetage, alors que la population subit de plein fouet une dégringolade économique et financière. Le dernier, présenté par le gouvernement démissionnaire, avait été sabordé par des responsables politiques et financiers.