Liban: la livre poursuit sa chute, la sécurité alimentaire menacée

Les fluctuations de la livre libanaise et les hausses des prix des matières de première nécessité menacent la sécurité alimentaire des Libanais dont plus de 80% vivent sous le seuil de pauvreté. Après avoir atteint un bas historique ce vendredi, la livre libanaise s’est appréciée de 20% en quelques heures.

Avec notre correspondant à Beyrouth, Paul Khalifeh

La dégradation de la valeur de la monnaie nationale, suivie d’une amélioration subite, traduit un dérèglement chronique du marché financier qui ne répond plus aux lois de l’offre et de la demande. C’est la spéculation, les rumeurs et, surtout, la déstructuration de l’économie qui impactent le marché des changes.

Cette perturbation a provoqué une nouvelle hausse du prix du pain de 15%, la deuxième en une semaine. Les prix des carburants ont également augmenté ce vendredi. Les 20 litres de mazout coûtent désormais 760 000 livres, soit plus que le salaire minimum. En raison de cette situation, qu’ils ont qualifiée de « désastreuse », des juges ont lancé ce vendredi un appel à une grève générale d'une semaine dès lundi dans tous les palais de justice du Liban.

Face à cette crise sans précédent, les autorités politiques semblent désespérées. Le président de la République Michel Aoun a annoncé la création d’un « Conseil national de politique des prix », invité à se réunir d’urgence pour discuter de la sécurité alimentaire.


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