Liban. Dans le fief du Hezbollah à Beyrouth, les journalistes ne sont pas les bienvenus

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En reportage dans la banlieue sud de la capitale libanaise, deux journalistes ont été arrêtés et détenus pendant quelques heures par des hommes du Hezbollah. Sujet à une paranoïa de plus en plus aiguë, le mouvement islamiste n’aime pas que l’on vienne “fouiner” sur son territoire.

Lundi 28 juin, le site anglophone libanais Now révélait que l’un de ses journalistes ainsi qu’une reportrice qui l’accompagnait avaient été arrêtés et interrogés par des membres du Hezbollah. Leur tort ? Ils effectuaient un reportage sur les pénuries d’essence dans la banlieue sud de Beyrouth, fief du parti chiite dans la capitale libanaise.

Alors qu’ils étaient dans une station-service se trouvant dans cette zone, le journaliste britannique Matthew Kynaston et la reportrice indépendante allemande Stella Männer ont été abordés en début d’après-midi par des “hommes qui se sont identifiés comme des agents du Hezbollah”, relate le site.

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Ces hommes demandent alors à Kynaston de présenter son passeport et son téléphone. Le journaliste présente alors une carte de presse. Mais visiblement, cela ne suffit pas. “Ils ne nous laissent pas partir”, dit le journaliste britannique dans un premier message envoyé à son rédacteur en chef.

Et Now d’expliquer qu’avant que son téléphone ne soit confisqué, Kynaston a pu envoyer un message vocal à l’un de ses collègues dans lequel on entend distinctement un homme dire : “J’ai le droit de prendre son téléphone. J’ai le droit de prendre son téléphone sans son consentement.”

Les deux journalistes ont été détenus pendant plusieurs heures, avant d’être remis à la Sûreté générale puis relâchés dans la soirée.

Nombreux précédents

“Dans la banlieue sud de Beyrouth, le journalisme est ‘déconseillé’,

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