Liban: fin du mandat Aoun, marqué par des turbulences politiques et économiques

REUTERS - MOHAMED AZAKIR

Michel Aoun a quitté dimanche le palais présidentiel à la veille de la fin de son mandat de six ans, marqué par un effondrement socio-économique et une série d’accidents tragiques et traumatisants. Avant de partir, le président libanais a pris une dernière décision politique qui risque de plonger le pays dans une crise constitutionnelle.

De notre correspondant à Beyrouth,

Affluant de différentes régions libanaises et parfois de l’étranger, des milliers de Libanais se sont massés dès samedi 29 octobre devant le palais de Baabda, au sud-est de Beyrouth, pour faire leurs adieux au président Michel Aoun. Friand des bains de foule, le chef de l’État, 86 ans, s’est mêlé à ses partisans venus lui rendre un dernier hommage.

C’est la première fois dans l’histoire du pays du Cèdre qu’un président a droit à un adieu populaire d’une telle ampleur. La même scène s’était produite lors de son élection six ans plus tôt, alors que le Liban faisait encore partie des pays où il faisait bon vivre.

L’image est d’autant plus surréaliste que le sexennat de Aoun entrera dans les annales comme un mandat marqué par un effondrement généralisé, entraînant l’appauvrissement de 80% de la population, le recul dramatique de la qualité des services publics, la destruction du pouvoir d’achat, la chute vertigineuse de la valeur de la livre libanaise face au dollar… Un pays à genou et un peuple meurtri par la plus grave crise économique de son histoire, qualifiée par la Banque mondiale comme une des pires au monde depuis 150 ans.

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