Liban: les États-Unis sanctionnent Gebran Bassil, gendre controversé de Michel Aoun

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Alors qu'Emmanuel Macron a insisté auprès du président Michel Aoun par téléphone, vendredi 6 novembre, sur le « besoin urgent » qu’un gouvernement soit formé au Liban et que le pays engage des réformes, Washington a sanctionné, dans le même temps, Gebran Bassil. Le gendre du président, l'une des figures les plus conspuées lors du soulèvement populaire de 2019, est désormais sous le coup de sanctions financières.

Avec notre correspondante à Beyrouth, Laure Stephan

Ancien chef de la diplomatie libanaise, Gebran Bassil est désormais interdit d’entrée sur le territoire américain et sous le coup de sanctions financières. Pour justifier sa décision prise vendredi 6 novembre, le Trésor américain a invoqué le « rôle dans la corruption » du gendre du président libanais, qui a occupé plusieurs postes de ministre pendant plus de dix ans.

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Les États-Unis accentuent leur pression sur l'Iran et ses alliés

L’instance ne fait pas référence aux liens de Gebran Bassil avec le Hezbollah, dont il est un allié. Mais ces sanctions apparaissent comme partie de la stratégie américaine de « pression maximale » contre l’Iran et ses alliés. Une pression qui s’est renforcée au cours des dernières semaines au Liban. C’est la première fois qu’un leader chrétien de premier plan est visé. Dans un communiqué, le Hezbollah a fustigé la décision américaine.

Ces mesures contre Gebran Bassil, figure clivante sur la scène politique, ne sont pas une véritable surprise. Elles faisaient l’objet de rumeurs depuis des mois. Mais elles interviennent alors que le Liban se cherche toujours un gouvernement, après la nouvelle nomination de Saad Hariri au poste de Premier ministre. Divers experts politiques estiment que l’impact immédiat va être de compliquer la formation du cabinet.