La «libération fiscale», propagande fantaisiste du libéralisme

Libération.fr
Cette année, la «libération fiscale» est censée avoir lieu le 29 juillet.

Tiré d'un gloubiboulga pseudoscientifique, la date à partir de laquelle les Français travailleraient pour eux-mêmes ne recouvre aucune réalité sérieuse.

C’est le marronnier des ultralibéraux. Leur petite fête nationale, qu’ils ont eux-mêmes créée, et dont ils se repaissent jusqu’au ridicule. Comme chaque année en été, un pseudo institut économique, relayé en exclusivité par la presse de droite, célèbre ainsi «le jour de la libération fiscale», date censée illustrer de façon symbolique le moment de l’année où le contribuable français cesse de «travailler pour l’Etat». Et où il peut enfin disposer pleinement de ses revenus. Concrètement, la date est déterminée en prenant en compte le taux d’imposition d’un salarié moyen, et en reportant ce pourcentage au calendrier annuel. Un concept où la manipulation idéologique le dispute à la malhonnêteté méthodologique.

Selon l’institut Molinari, le jour de la libération fiscale aura donc lieu, en France, ce mercredi 29 juillet, soit un jour plus tard qu’en 2014. L’Hexagone, surtout, serait très mal classé par rapport à ses voisins, notre «libération» intervenant au deuxième moment le plus tardif de l’année, une semaine seulement avant la Belgique (6 août). Viennent ensuite, et donc avant nous, la Grèce (14 juillet), l’Allemagne (10 juillet), l’Italie (2 juillet), ou encore les Pays-Bas (18 juin). Parmi les pays «libérés» le plus tôt : Chypre (31 mars), l’Irlande (28 avril), et le Royaume-Uni (9 mai).

Première chose : l’institut prend comme référence l’imposition du salaire moyen, qui inclut donc à la fois celui du smicard et du millionnaire… Une moyenne très malvenue en cette matière, où le niveau d’imposition dépend fortement du montant et de la nature des ressources.

L’institut, surtout, inclut des prélèvements comme l’impôt sur le revenu, les cotisations salariales ou encore la TVA, mais aussi… les cotisations patronales. Ce qui fait évidemment bondir le taux d’imposition. Un choix qui ne doit rien au hasard : en effet, si (...)

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