L'hypothèse de la grand-mère : pourquoi les humains ont une espérance de vie si longue ?

·2 min de lecture

Les êtres vivants sont généralement programmés génétiquement pour une durée de vie correspondant à la fin de leur âge de reproduction. Car au-delà de cet âge, les sujets âgés sont considérés comme « inutiles » et n’apportent plus aucun bénéfice pour la survie de l’espèce. Or, on observe chez l’humain qu’un tiers de la durée de vie moyenne des femmes est postménopause. En dehors de certaines espèces de cétacés ou de requins, cette longévité est exceptionnelle dans le règne animal.

L’hypothèse de la grand-mère, une idée qui a émergé dans les années 1960

Dans les années 1960 a émergé « l'hypothèse de la grand-mère », postulant que la longévité féminine s’explique par le gain en terme reproductif d’une plus grande durée de vie chez les femmes. Les premières preuves de cette théorie ont été recueillies par Kristen Hawkes, anthropologue à l'université de l'Utah qui étudiait le peuple Hadza, un groupe de chasseurs-cueilleurs du nord de la Tanzanie. Hawkes avait été frappée par la « productivité » de ces vieilles dames qui partaient à la recherche de nourriture, et a plus tard documenté comment leur aide permettait aux mères d'avoir plus d'enfants. De nombreuses études ont ensuite appuyé cet « effet grand-mère » à partir de données ethnographiques, historiques et sociologiques. En 2019, une étude portant sur les populations au Québec et en Finlande dans les années préindustrielles montre par exemple les effets bénéfiques des grands-mères, avec une baisse de mortalité infantile et un âge plus précoce de reproduction chez les femmes habitant à proximité de leur propre mère.

Le maintien d’une activité physique chez les plus âgés aurait un effet protecteur contre la sénescence des cellules. © Syda Productions, Adobe Stock
Le maintien d’une activité physique chez les plus âgés aurait un effet protecteur contre la sénescence des cellules. © Syda Productions, Adobe Stock

L’activité physique des grand-mères les protègerait de la sénescence

Une nouvelle étude publiée en décembre 2021 dans la revue PNAS et dirigée par Daniel Lieberman, professeur à l’université de Harvard, avance un argument supplémentaire en faveur de l’hypothèse...

> Lire la suite sur Futura

À lire aussi sur Futura

Notre objectif est de créer un endroit sûr et engageant pour que les utilisateurs communiquent entre eux en fonction de leurs centres d’intérêt et de leurs passions. Afin d'améliorer l’expérience dans notre communauté, nous suspendons temporairement les commentaires d'articles