L'homme bionique est en marche

·2 min de lecture

Prothèses robotisées, organes artificiels, implants cérébraux. La recherche promet de réparer les corps à l'infini. Jusqu'à changer la définition de l'être humain ?

Cet article est issu du magazine Sciences et Avenir - Les Indispensables n°207, daté octobre/ décembre 2021.

Membres artificiels

Lorsqu'un organe "tombe en panne", la solution aujourd'hui employée consiste à le remplacer par un greffon. Mais le rejet reste possible, et le nombre de donneurs est limité. Une autre solution testée consiste à , similaires en taille et fonctions à ceux de l'Homme, dans des patients humains. Là encore, les risques de rejet se sont avérés importants, et seules des valves cardiaques porcines sont couramment implantées. La recherche tente donc de développer des organes et des membres artificiels, notamment des bras permettant de reproduire les mouvements préhensiles des mains. Le plus avancé est le e-OPRA Implant System, une prothèse qui s'intègre à l'humérus du patient et dont les mouvements sont contrôlés au moyen d'électrodes implantées sur le biceps et le triceps.

Dans un autre domaine, en attente d'une greffe cardiaque. Il est composé de deux ventricules aux membranes biocompatibles, derrière lesquelles un liquide compresse à tour de rôle chacun des ventricules en se déplaçant de gauche à droite, pompant ainsi le sang vers le reste du corps. Grâce à des détecteurs de pression sanguine, les battements sont régulés en fonction de l'activité du patient. Mais ce cœur ne parvient pas à maintenir en vie les patients plus de quelques semaines. Comme tous les organes artificiels, il ne peut reproduire la complexité de l'original : jamais le plastique et le métal ne pourront imiter toutes les fonctions biologiques des cellules !

Os cultivés en laboratoire

Voilà pourquoi, depuis deux décennies, une autre piste suscite de grands espoirs : produire en laboratoire des organes à partir des cellules du patient. Théoriquement, ces "cultivars" permettraient de supprimer le risque de rejet. La technique la plus utilisée est la décellularisation, dans laquelle un organe animal est nettoyé de toutes ses cellules, seules étant laissées les protéines forman[...]

Lire la suite sur sciencesetavenir.fr

A lire aussi

Notre objectif est de créer un endroit sûr et engageant pour que les utilisateurs communiquent entre eux en fonction de leurs centres d’intérêt et de leurs passions. Afin d'améliorer l’expérience dans notre communauté, nous suspendons temporairement les commentaires d'articles