L'hommage de Souâd Ayada à Michel Le Bris

·1 min de lecture

La philosophe Souâd Ayada rend hommage à l'écrivain Michel Le Bris, décédé le 30 janvier 2021.

La mort laisse apparaître la courbe d’une vie et en dévoile une part du secret. Comment ébaucher la courbe de vie de Michel Le Bris, d’un homme qui mena plusieurs vies en une vie ordonnée à des sens qui se conjuguent au pluriel ? La multiplicité des vies apparentes peut-elle se dire dans l’unité d’une vie cachée ?La fin de la conception politique du mondeTout commence, apparemment, en politique. Des engagements bien connus de Michel Le Bris, je retiendrai la forme singulière de dépassement qu’il donna, dans le temps d’après, à son expérience de la révolution : un renoncement à la conception politique du monde qui n’est ni un reniement ni un abandon de l’idéal de justice et de transformation de l’homme qu’il savait, pourtant, irréductibles au souci d’égalité et aux normes de l’action politique ; une métamorphose de cette conception, dont il rejetait les dogmatismes, les formalismes et les terreurs dans un impératif de vie. Faire " retour à la fiction et au poème " fut le nom que Michel Le Bris donna à cet impératif et à sa manière d’exaucer le désir d’un nous qui soit réellement l’unité de je singuliers. La politique, fût-elle révolutionnaire, transforme toujours et inévitablement ce désir en une illusion et un sortilège.Survivance du RomantismeCette unité harmonieuse et cette belle totalité tant désirées ne pouvaient se réaliser, pour Michel Le Bris, que dans ces actions...

Lire la suite sur Marianne

A lire aussi

"Un pull à 20 euros, c’est ce que je mange en une semaine" : ce que coûte le Covid aux Français

Baptiser des écoles "Samuel Paty", l'hommage qui divise les villes

L'hommage intime de Bartabas aux chevaux

"Hommages à VGE : nous ne sommes pas nostalgiques de Giscard, mais des années 70"

Hommage aux brasseries