"On a l'habitude...": un homme stoppe la course folle d'un taureau en sautant d'un quad

Captures d'écran de la vidéo publiée sur les réseaux sociaux où on voit un jeune gardois sauter d'un quad pour mettre fin à la course folle d'un taureau - BFMTV
Captures d'écran de la vidéo publiée sur les réseaux sociaux où on voit un jeune gardois sauter d'un quad pour mettre fin à la course folle d'un taureau - BFMTV

C'est une image digne d'un film d'action. Dimanche, une fête de village à Sauzet, entre Nîmes et Alès dans le Gard, a été marquée par la fuite de trois taureaux lors de l'abrivado, nom que porte le traditionnel lâcher de taureaux que des cavaliers doivent entourer pour les acheminer de leur pré vers une arène ou un village. Une tradition un peu moins respectée qu'avant car tous les élevages ne se situent pas à proximité des villages ou des arènes.

L'abrivado de dimanche était au départ de Saint-Geniès-de-Malgoirès, ainsi que le rapporte le quotidien local Midi Libre.

Prêter main-forte

Constatant la fuite de taureaux, un groupe d'hommes est venu prêter main forte aux cavaliers chargés de les encadrer. Des images impressionnantes de cette opération ont été postées sur les réseaux sociaux.

Sur la vidéo, on peut voir un homme casqué, posé sur l'avant d'un quad lancé à pleine vitesse, sauter sur les cornes d'un taureau qui galope afin de stopper sa course folle. Cet homme, Alexandre Bénéjam, 26 ans, se souvient pour BFMTV.com:

"Nous suivions l'abrivado en quad. Il était peu après 11 heures du matin quand on a vu trois taureaux sur quatre s'échapper. Un peu plus à l'écart, l'un d'eux s'éloignait plus que les autres. Il y avait bien deux cavaliers qui le poursuivait, mais ils étaient en retard".

Ainsi, Alexandre monte sur le quad d'un ami qui passe par là pour aider les cavaliers débordés à rattraper la bête. Il l'assure, "S'ils avaient été à proximité, je ne serais pas intervenu. C'est leur travail."

La suite est visible sur la vidéo partagée par un élu de Sauzet sur Facebook, et déjà vue près de 10.000 fois. Lancé "entre 20 et 30 km/h", Alexandre saute sur la bête qui finit par s'arrêter quelques mètres plus loin.

Légère appréhension et montée d'adrénaline

Alexandre n'a pas eu peur d'agir car il n'avait pas le choix. "C'est un parcours ouvert. Une bête qui s'échappe ça peut causer des dégâts", rappelle-t-il.

Et d'ajouter sur ce qu'il a ressenti au moment de sauter sur l'animal:

"C'est une petite coutume dans la région. On a l'habitude de convoiter les bêtes dans les arènes. Pour ma part j'ai un peu moins l'habitude, mais on va dire que j'ai ça en moi. Je ne dirais pas que j'ai eu peur. On ressent juste une légère appréhension car finalement on ne sait jamais jusqu'où cela peut mener. Je parlerais plus d'une montée d'adrénaline." 876450610001_6243096650001

Aucun blessé n'est à déplorer. "Juste le pantalon un peu déchiré à cause des graviers", s'amuse le jeune homme au lendemain de sa cascade virale.

Sept à huit secondes après avoir rattrapé le taureau fuyard, les cavaliers censés l'entourer finissent par arriver. "On les a ensuite aidés à regagner la route pour qu'ils ne soient pas repris de court."

Une courte parenthèse de "20 secondes qui donnaient l'impression de cinq minutes", avant que la manifestation ne reprenne normalement pour arriver au bout de ses 4 à 5km de parcours initialement prévus.

Article original publié sur BFMTV.com

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