Vers l'expérimentation inédite en France d'une ambulance dédiée à l’AVC

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C'est une première en France. D’ici la fin de l’année, à Paris, une ambulance entièrement dédiée à la prise en charge de l’accident vasculaire cérébral (AVC) avec un scanner embarqué sera disponible. Elle devra démontrer que son recours permet une réduction du handicap à trois mois. Réponse en 2025.

C'est une première nationale pour tester et démontrer l’impact d’une unité neuro vasculaire (UNV) mobile suite à un ) (encadré). Parce que dans ce contexte très précis, il faut faire vite, très vite.

"Time is brain"

"Time is brain" martèlent les anglo-saxons. On sait que chaque minute passée sans oxygène se traduit par une perte de deux millions de neurones. Donc, un AVC c’est toujours une course contre la montre. Car plus tôt seront administrés les traitements disponibles (voir encadré), médicamenteux (thrombolyse) ou ( thrombectomie), meilleur sera le pronostic du patient. C’est bien la raison qui sous-tend l’étude ASPHALT, qui évaluera la première unité neurovasculaire (UNV) mobile française.

D’ici quelques mois, Paris va en effet se doter d’une ambulance entièrement dédiée à la prise en charge de l’AVC, avec un scanner embarqué. "Il s’agira d’amener l’hôpital au patient", résume son coordonnateur, le Pr Guillaume Turc, neurologue au GHU Paris Psychiatrie et Neurosciences, qui va piloter ce projet avec le Pr Benoit Vivien du SAMU de Paris. En pratique, une ambulance médicalisée qui outre son scanner, disposera à bord d’un laboratoire biologique de première nécessité et d’une solution de télémédecine. A l’intérieur, trois personnes, un médecin urgentiste, un manipulateur d’électro-radiologie et un ambulancier.

"Avec le scanner à bord, il sera possible de distinguer avec certitude un AVC hémorragique d’un AVC ischémique, et donc de débuter au plus vite le traitement le plus adapté" détaille le Pr Turc. Car, poursuit le spécialiste, "chaque minute gagnée dans l’administration de la thrombolyse correspond à deux jours supplémentaires de vie sans handicap, et à cinq jours dans le cas d’une thrombectomie". Tout l’enjeu d’ASPHALT est de démontrer que le recours à une UNV mobile permet bien une réduction du handicap à trois mois. Car deux autres études menées ces dernières années en et aux ont déjà démontré que le recours aux UNV mobiles permettait de gagner du temp[...]

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