L'exoplanète idéale pour les astronomes

Nathalie Mayer, Journaliste
·2 min de lecture

Elle a été baptisée Gliese 486b. C’est une super-terre, 30 % plus grosse que notre planète et presque trois fois plus massive. Une nouvelle voisine de notre Système solaire. Puisqu’elle orbite autour d’une naine rouge, à seulement 26 années-lumière de chez nous. Certes, sa température de surface doit atteindre les 430 °C (presque celle de Vénus). Difficile donc d’imaginer qu’elle puisse être habitée. Mais les chercheurs la considèrent tout de même comme leur meilleure chance à ce jour de pouvoir étudier l’atmosphère d’une exoplanète rocheuse. « Le genre de planète dont nous rêvons depuis des décennies », confie Ben Montet, astronome, dans un communiqué de l’université de Nouvelle-Galles-du-Sud (Australie).

Gliese 486b n’est pas la première super-terre découverte par les chercheurs. Mais elle sort du lot pour trois raisons principales :

  • sa proximité qui permet d’imaginer une observation détaillée par le futur télescope spatial James Webb, notamment ;

  • la chaleur qui règne à sa surface et qui « gonfle » son atmosphère, de quoi permettre aux astronomes de réaliser plus facilement des mesures ;

  • elle passe régulièrement entre la Terre et son étoile, ce qui permet, là aussi, aux astronomes, d’accéder à des informations concernant son atmosphère.

Or l’atmosphère d’une planète peut fournir des informations importantes sur sa capacité à abriter la vie. Mais aussi sur la manière dont les planètes rocheuses se forment. En l’occurrence, les astronomes imaginent que Gliese 486b a pu conserver une partie de son atmosphère d’origine, grâce à la gravité qui règne sur la planète et malgré sa proximité avec son étoile hôte.

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Faut-il espérer...

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