L'exfiltration miracle de Zakia Khudadadi et d'une cinquantaine d'autres sportifs afghans

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Zakia Khudadadi, qui devait devenir à Tokyo la première femme afghane à participer aux Jeux paralympiques et son coéquipier Hossain Rasouli ont pu quitter Kaboul, où ils étaient piégés.

La semaine dernière, Zakia Khudadadi lançait un appel à l’aide. Cette athlète paralympique aurait dû se rendre à Tokyo pour participer aux Jeux, devenant la première afghane à représenter son pays dans la compétition. Mais en quelques jours, son rêve s’est effondré lorsque les talibans ont repris le pouvoir du pays, la piégeant à Kaboul, alors que le sort des femmes inquiétait le monde entier. «S’il vous plaît, tendez-moi la main et aidez-moi. Je suis actuellement emprisonnée à l’intérieur de la maison. Je ne peux même pas sortir en toute confiance, en toute sécurité pour aller m’acheter quelque chose, pour m’entraîner, pour vérifier comment vont les autres ou que je ne suis pas exclue de la compétition», avait-elle imploré dans une vidéo publiée par Reuters. Comme de nombreuses sportives, artistes ou intellectuelles, Zakia vit à présent sous la menace de représailles de la part des talibans, qui durant leur premières années de pouvoir entre 1996 et 2001 interdisaient aux femmes la pratique du sport, l’éducation, les sorties seules et les forçait à porter la burka. Spécialiste du taekwondo, Zakia Khudadadi avait donc dû se résoudre à abandonner son rêve paralympique. «Malheureusement, le Comité National Paralympique afghan ne pourra pas participer aux Jeux de Tokyo 2020. A cause de la situation actuelle dans le pays, tous les aéroports sont fermés et il n’y a aucun moyen de voyager jusqu’à Tokyo», avait confirmé un porte-parole du Comité International Paralympique.

Mais lundi, la chaîne australienne ABC a annoncé que la jeune femme et son coéquipier Hossain Rasouli avaient pu être exfiltrés de Kaboul, avec plusieurs dizaines d’autres sportifs. Une information confirmée par «Le Parisien». Arian Sadiqi, le chef de la(...)


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