L'ex-sénateur Joseph Castelli jugé pour trafic d'influence passif

Source AFP
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Le tribunal correctionnel de Bastia s'apprête à juger Joseph Castelli, à partir de lundi.
Le tribunal correctionnel de Bastia s'apprête à juger Joseph Castelli, à partir de lundi.

Le tribunal correctionnel de Bastia s'apprête à juger Joseph Castelli, à partir de lundi. La justice soupçonne l'ex-sénateur PRG de Haute-Corse d'avoir obtenu des travaux gratuits sur sa villa en échange de l'octroi de marchés publics évalués à 10 millions d'euros. Ce dernier nie les faits qui lui sont reprochés : trafic d'influence passif, recel de biens provenant d'un délit, blanchiment aggravé et faux en écriture pour des faits allant de 2009 à 2016.

Aux côtés de Joseph Castelli, trois chefs d'entreprise sont poursuivis pour corruption active et abus des biens ou du crédit d'une société par un gérant à des fins personnelles. En octobre 2018, il avait déjà été condamné par le tribunal correctionnel de Bastia à deux mois de prison avec sursis et 30 000 euros d'amende pour avoir sous-estimé volontairement la valeur de sa résidence principale, au c?ur de ce nouveau procès, en l'évaluant à 353 000 euros tandis que France Domaines l'estimait à plus d'un million d'euros.

Son immunité parlementaire avait été levée

Les entrepreneurs sont soupçonnés d'avoir contribué au financement de cette villa et d'avoir, en échange, bénéficié de marchés de travaux publics d'un montant de 10 millions d'euros, avait indiqué au moment de leurs mises en examen en janvier 2016 le procureur de Bastia de l'époque, Nicolas Bessone. Ces marchés avaient été attribués jusqu'en 2010, selon lui, par la communauté de communes de Casinca, en Haute-Corse, et par la mairie de Penta-di-Casinca, c [...] Lire la suite