L'ex-présidente sud-coréenne Park Geun-hye placée en détention

L'ex-présidente sud-coréenne Park Geun-hye sort après avoir entendu une demande des procureurs de son arrestation pour corruption à la Cour du district central de Séoul. Park Geun-hye, destituée pour trafic d'influence, a été arrêtée vendredi matin (heure de Séoul). La cour centrale du district de Séoul a émis un mandat d'arrêt contre l'ancienne présidente, qui est accusée de corruption, d'abus de pouvoir, de coercition et de divulgation de secrets d'État. /Photo prise le 30 mars 2017/REUTERS/Ahn Young-joon

SEOUL (Reuters) - L'ex-présidente sud-coréenne Park Geun-hye, destituée pour trafic d'influence et abus de pouvoir, a été placée en détention vendredi matin (heure de Séoul), a confirmé la justice sud-coréenne.

La cour du district central de Séoul a émis un mandat d'arrêt contre l'ancienne présidente, qui est accusée de corruption, d'abus de pouvoir, de coercition et de divulgation de secrets d'Etat.

Elle peut être maintenue en détention pour une période pouvant aller jusqu'à 20 jours.

Dans un communiqué, la cour du district central de Séoul explique que "la cause et le besoin d'un mandat d'arrêt sont reconnus puisque les principales charges pesant contre elle ont été vérifiées et que des preuves pourraient être détruites".

La destitution de l'ex-présidente, votée massivement par les députés début décembre, a été confirmée le 10 mars dernier par la Cour constitutionnelle du pays à l'unanimité de ses huit juges.

Park, qui est âgée de 65 ans, est accusée d'être à l'origine, avec son amie Choi Soon-sil, de pressions sur des conglomérats sud-coréens en vue d'obtenir des dons pour deux fondations soutenant sa politique. Elle nie les charges retenues contre elle.

La première dirigeante démocratiquement élue du pays à avoir été destituée avait été longuement entendue dans la journée de jeudi puis a patienté dans les locaux des procureurs tandis qu'un juge de la cour du district central de Séoul examinait l'opportunité de la placer en détention.

Elle a ensuite été escortée vers le centre de détention de Séoul, où elle est arrivée peu avant 05h00 du matin (jeudi 20h00 GMT).

Des partisans de la présidente déchue s'étaient rassemblés devant les lieux, derrière des barrières de sécurité érigées par la police.

Si elle est reconnu coupable, Park risque une peine pouvant aller jusqu'à dix ans de prison.

(Cynthia Kim et Ju-min Park; Henri-Pierre André pour le service français)

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