L'ex-patron de l'Institut Montaigne condamné pour avoir drogué une ancienne collaboratrice

© Fred Toulet/Leemage

L'ancien tout-puissant directeur de l'Institut Montaigne Laurent Bigorgne a été condamné jeudi à Paris à douze mois d'emprisonnement avec sursis pour avoir drogué à son insu une ex-collaboratrice lors d'une soirée en février dernier, le tribunal correctionnel retenant l'intention sexuelle. Cet homme de réseaux, proche d'Emmanuel Macron, qui avait démissionné du cercle de réflexion libéral après la révélation des faits, est également condamné à 2.000 euros d'amende.

À lire aussi Démission du directeur de l'Institut Montaigne, soupçonné d'avoir drogué une collaboratrice

Absent au délibéré, Laurent Bigorgne a annoncé par la voix de son avocat Sébastien Schapira qu'il allait "immédiatement" faire appel de cette "décision incohérente". Le parquet avait requis le 10 novembre dix-huit mois d'emprisonnement avec sursis et une obligation de soins à l'encontre de Laurent Bigorgne pour administration de substance nuisible par une personne agissant sous l'emprise manifeste de produits stupéfiants.

Cette qualification, qui ne retenait pas le motif sexuel, était contestée depuis le début de l'affaire par la partie civile. En rendant son délibéré, le tribunal a requalifié les faits et considéré qu'en versant de la MDMA, une drogue de synthèse, dans le verre de sa collaboratrice Sophie Conrad, Laurent Bigorgne avait voulu "commettre à son égard un viol ou une agression sexuelle".

"C'est une reconnaissance de ce qui s'est passé et des faits, et une reconnaissance complète", a s...


Lire la suite sur ParisMatch