L'ex-Front national de retour devant la justice dans l'affaire des «kits de campagne»

Le procès en appel de l'affaire des « kits de campagne » des législatives de 2012 s'ouvre ce lundi 19 septembre à Paris pour un mois. Dans ce dossier, trois personnes morales, dont l'ex-Front national, devenu Rassemblement national, ainsi que sept protagonistes, hauts cadres du parti ou proches de Marine Le Pen avaient comparu, notamment pour « escroquerie », « abus de biens sociaux » ou « blanchiment ». En première instance, le parti d'extrême droite avait été relaxé du chef principal d'« escroquerie ».

Au cœur de cette affaire qui remonte aux législatives de 2012, il y a des « kits de campagne », composés d'affiches, tracts ou site internet, vendus systématiquement à chaque candidat du Front national via Jeanne, le micro-parti de Marine Le Pen, et fournis par Riwal, la société de communication d'un de ses proches conseillers Frédéric Chatillon.

Pour l'accusation, ce système, basé sur des prestations surévaluées, avait pour but de tromper l'État, qui rembourse les dépenses des candidats quand ils dépassent 5% des voix.

Un enjeu financier de taille

Dans ce volet « escroquerie » du dossier, le parti d'extrême-droite joue gros : l'État lui réclame en effet 11,6 millions d'euros, soit le montant, selon lui, des frais électoraux remboursés au FN par l'argent public.

Le parquet, ainsi que tous les prévenus, avaient interjeté appel. L'enjeu de ce nouveau procès est d'importance pour l'ex-FN, car une condamnation sur le volet « escroquerie » pourrait sérieusement mettre à mal ses finances.


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