L'ex-braqueur Michel Vaujour : «Redoine Faïd ? Je m'en fous complètement»

Libération.fr
Michel Vaujour à Paris, en mai 1991.

L'ancien gangster, qui a passé vingt-sept ans derrière les barreaux et s'est évadé cinq fois, a découvert l'islam, le yoga, et a tourné définitivement la page du grand banditisme. Il raconte sa vie dans un livre, «L'amour m'a sauvé du naufrage».

La rencontre avec Michel Vaujour a eu lieu deux jours après l’interpellation de Redoine Faïd dans sa cité natale de Creil (Oise), trois mois après s’être évadé par hélicoptère. L’entrevue tombe à pic : on va pouvoir bavarder un peu du «roi de la cavale» avec un cador du genre. Ex-bandit lui aussi, l’homme de 67 ans – dont 27 derrière les barreaux – s’y connaît en la matière : il s’est fait la malle cinq fois. De ses belles, l’une, particulièrement rocambolesque, est restée gravée dans les annales. Celle du 26 mai 1986 quand, après avoir obtenu son brevet de pilote, sa femme de l’époque, Nadine, est venue le récupérer aux commandes d’un hélicoptère au-dessus de la prison de la Santé, où il était alors détenu.

Quand on le retrouve au 47e étage de la tour Montparnasse, dans les bureaux de son éditeur, Michel Vaujour n’est pas vraiment au courant pour Faïd. «Cela peut surprendre, mais je m’en fous complètement», lâche-t-il. Pas une once de fascination, ni même un léger intérêt. D’ailleurs, il prononce «Redoine Saïd». Contrairement au Creillois qui clamait sa rédemption sur tous les plateaux télé avant de remettre ça, Michel Vaujour a, lui, définitivement tourné la page. «Je ne suis plus de ce monde-là», tranche celui qui vient de publier L’amour m’a sauvé du naufrage (XO Editions). Une somme de quelque 500 pages dans laquelle il revient sur sa vie, de son enfance rurale, entre violence et abandon, à ses premières amours, en passant par ses dix-sept années de solitude en quartier de haute sécurité (QHS).

«Dès que j’étais en prison, je m’évadais»

De vols de voitures en casses de banques, Vaujour a pourtant fréquenté très jeune prétoires et prisons. Ça commence par un vol de voiture, un soir de cafard amoureux : (...)

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