L'ex-All Blacks Dan Carter, légende du rugby, annonce sa retraite à 38 ans

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L'ancien demi d'ouverture des All Blacks Dan Carter, double champion du monde en 2011 et 2015, trois fois meilleur joueur du monde, a pris sa retraite à 38 ans, a-t-il annoncé, samedi, sur les réseaux sociaux.

Deux mondiaux, trois titres de meilleur joueur du monde, 112 sélections avec les All Blacks... Monument du rugby mondial, l'ouvreur Dan Carter a annoncé, samedi 20 février, mettre un terme à sa carrière, à 38 ans, après une dernière pige aux Auckland Blues stoppée par la pandémie de Covid-19.

"Je prends officiellement ma retraite du rugby professionnel aujourd'hui. Un sport que j'ai pratiqué pendant 32 ans et qui m'a aidé à devenir la personne que je suis aujourd'hui", a sobrement annoncé Carter sur les réseaux sociaux.

"Je ne saurais trop remercier tous ceux qui ont joué un rôle dans mon parcours, en particulier vous, les supporters. Le rugby fera toujours partie de ma vie. Je vous remercie", a ajouté celui qui est considéré comme l'archétype du demi d'ouverture complet, aussi doué pour le jeu au pied que ballon en main.

Carter qui part à la retraite, c'est une légende qui s'en va. Sa carrière, terminée sur une dernière pige en Nouvelle-Zélande, n'a pas une fin à la hauteur de la trace unique qu'il a laissée sur le rugby mondial.

Dans l'histoire

À Auckland, où il est arrivé en 2020, Carter tentait de retrouver du temps de jeu et du plaisir. "Le GOAT (meilleur joueur de tous les temps en anglais, NDLR est de retour !", s'était extasié, à l'époque, son ancien équipier Aaron Smith.

Un retour en Nouvelle-Zélande, qu'il avait quittée en 2015, qui n'a pas eu l'effet attendu. "Je me suis rendu compte que je n'avais plus la même volonté que lors de mes précédentes saisons en Nouvelle-Zélande. Alors, entre le moment où j'ai compris ça et où je me suis rendu compte que je ne voulais plus voyager à cause de la pandémie, je me suis dit que c'était le bon moment d'arrêter", a-t-il confié à L'Équipe, dans un entretien paru samedi matin sur le site du quotidien sportif.

Le roi Carter laisse donc le rugby derrière lui, après plus d'une décennie de titres en Super Rugby, le championnat des franchises de l'hémisphère Sud (2002, 2005, 2006 et 2008), en Top League (2019), la ligue japonaise, ou en Top 14, remporté en 2009 avec Perpignan (2009) et avec le Racing 92 (2016).

Mais c'est véritablement avec le fameux maillot noir des All Blacks qu'il a explosé aux yeux du grand public. Avec sa science du jeu et son pied gauche incroyablement précis, Carter a inscrit 1 598 points en 112 sélections sous le maillot à la fougère. Un record mondial malgré les blessures qui ont contrecarré ses plans (tendon d'Achille, adducteurs...).

"Une inspiration"

Il a aussi - et surtout - soulevé deux fois la Coupe Webb Ellis, d'abord en 2011 malgré sa blessure, puis en 2015 quand, triomphant et en pleine possession de ses moyens, il a été l'un des grands artisans du doublé.

Une performance XXL qui lui a valu d'être désigné meilleur joueur du monde cette année-là, pour la troisième fois de sa carrière, après 2005 et 2012.

"Maintenant, c'est aussi bien de profiter des week-ends avec la famille, récupérer mes enfants à 15 heures après l'école... Et mon corps me remercie de ne plus avoir à jouer !", a-t-il ajouté en souriant.

Un départ salué par ses anciens partenaires ou adversaires : "Félicitations, mon pote. C'était un honneur de jouer contre toi aussi souvent, moins de perdre aussi souvent ! Profite de ta retraite, tu l'as bien méritée", a blagué son homologue australien Matt Giteau, 38 ans également, passé notamment par Toulon.

"Tu étais une inspiration pour tous les N.10, c'était un privilège de jouer contre le meilleur", a souligné pour sa part l'ancien ouvreur des Wallabies Quade Cooper. Une page se tourne.

Avec AFP