Levothyrox: Le courrier furax envoyé par Anny Duperey à Élise Lucet après son enquête

Claire Tervé
Le courrier furax envoyé par Anny Duperey à Élise Lucet après le reportage sur le Levothyrox diffusé jeudi soir.

LEVOTHYROX - Comme un goût de trahison pour Anny Duperey. La comédienne, qui a fermement condamné la nouvelle formule du Levothyrox -traitement pour la thyroïde pour lequel de nombreux patients se plaignent d'effets secondaires- est très en colère contre Élise Lucet et son dernier reportage dans "Envoyé spécial".

La reporter a réalisé un documentaire consacré à ce "fiasco sur ordonnance" qu'est le nouveau Levothyrox, diffusé jeudi 5 octobre. La comédienne y avait d'ailleurs participé en témoignant. Dans une lettre ouverte destinée à la journaliste, Annie Duperey, qui confirme au HuffPost en être l'auteure, a exprimé son opinion sur le rendu du reportage. Et le message est on ne peut plus clair: elle n'a pas du tout apprécié.

Elle reproche notamment à la journaliste d'avoir privilégié la version du ministère de la Santé plutôt que de mettre en avant la souffrance de ceux qui ont subi les effets secondaires de ce médicament. Elle lui reproche également de ne pas avoir cherché à savoir quels sont les composants de ce nouveau Levothyrox "qui rend les gens absolument malades".

Anny Duperey avait déjà exprimé sa colère dans une lettre ouverte, destinée cette fois-ci à la ministre de la Santé Agnès Buzyn. Car les effets secondaires de la nouvelle formule du Levothyrox, en vente depuis avril, prescrit à 3 millions de Français malades de la thyroïde, sont un calvaire pour certains. Depuis douze ans, l'actrice est traitée avec ce médicament pour une hypothyroïdie, autrement dit sa thyroïde ne produit pas assez d'hormones et cela entraîne un ralentissement de son métabolisme.

La comédienne s'émeut particulièrement de l'argument de la fragilité émotionnelle des malades mis en avant par certains spécialistes. "Je suis particulièrement révoltée lorsque j'ai lu des propos dans le style 'Tout changement est anxiogène...', surtout chez des patients soumis, de par leur pathologie, à des 'troubles de l'humeur' – comme si nous étions des imbéciles influençables, des...

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