« Lev Skop, le dernier hippie de Galicie » : le récit de l'écrivain-voyageur Damien Castera en Ukraine

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Après un premier voyage en Ukraine au mois de Mars et 6 000 kilomètres en fourgon pour acheminer du matériel médical, je suis de retour au pays des « terres noires ». Lors de mon dernier passage de frontière, les véhicules sʼentassaient les uns contre les autres pour fuir la guerre. Aujourdʼhui, les rapports sont inversés. La déroute de Poutine dans lʼOblast de Kiev a sonné lʼheure du retour au pays. Au sud de Lviv, dans la ville industrielle de Drohobytch, je retrouve les amis de mon premier voyage. Eva, 30 ans, lʼâge de lʼindépendance ukrainienne.

Journaliste, traductrice, poétesse et activiste, elle est de ceux qui considère l'art comme une arme pour résister aux affres de lʼhistoire. À ses côtés, je retrouve un personnage flamboyant de liberté. Musicien, poète, peintre et historien de lʼart, Lev Skop coche toutes les cases de lʼartiste engagé. Militant de lʼindépendance à lʼépoque de lʼURSS, résistant des premières heures sur les barricades du Maïdan, il effectue de nombreux voyages sur le front du Donbass afin de peindre des icônes religieuses pour le salut des soldats.

Lev Skop, le trait dʼunion entre lʼartiste et le prêtre

Lors de notre première rencontre, je le découvrais chez lui, assis sur un canapé poussiéreux, une couverture synthétique roulée sur les genoux, pinceau en main et sourire sur la gueule, avec ce regard cristallin qui vous fouille lʼâme en
profondeur : « Je mʼappelle Lev Andriyovych Lazor-Skop mais ici, les gens mʼappellent Lev Skop. Je suis né en 195...


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