L'Europe termine en baisse, avec Deustche Bank et la Chine

PARIS (Reuters) - Les Bourses européennes ont terminé en baisse lundi, le recul du secteur bancaire, avec la chute de Deustche Bank , et celui des ressources de base après l'abaissement de l'objectif de croissance de la Chine, ayant éclipsé des annonces de fusions-acquisitions bien accueillies.

À Paris, le CAC 40 a terminé en repli de 0,46% à 4.972,19 points. Le Footsie britannique a perdu 0,33% et le Dax allemand a reculé de 0,57%. L'indice EuroStoxx 50 a abandonné 0,47%, le FTSEurofirst 300 0,54% et le Stoxx 600 0,52%.

Au moment de la clôture en Europe, Wall Street évoluait en repli, le Dow Jones abandonnant 0,37%, le S&P 500 0,54% et le Nasdaq 0,63%.

Du côté des valeurs en Europe, Deutsche Bank a chuté de 7,89%, la plus forte baisse du Stoxx 600, après avoir confirmé dimanche des initiatives stratégiques incluant une augmentation de capital de huit milliards d'euros. Le titre de la première banque allemande a entraîné dans son sillage l'ensemble du secteur bancaire (-1,22%).

Le compartiment des ressources de base a accusé le plus fort repli sectoriel (-2,18%), marquant le coup après la révision à la baisse par Pékin de son objectif de croissance économique.

En revanche, les investisseurs ont salué les annonces d'opérations de fusions-acquisitions, dont celle de PSA (+2,73%) qui a confirmé le rachat d'Opel pour 2,2 milliards d'euros. Le titre du constructeur automobile a signé de loin la plus forte hausse du CAC 40.

En hausse également, les gérants d'actifs britanniques Standard Life et Aberdeen ont grimpé respectivement de 5,68% et de 4,1% après avoir dévoilé les modalités de leur projet de fusion de 11 milliards de livres (12,7 milliards d'euros).

Sur le marché des changes, l'euro recule de 0,3%, à 1,0583 dollar, après être tombé dans la matinée jusqu'à 1,0575 dollar dans le sillage de la déclaration d'Alain Juppé qui a dit renoncer à sa candidature à l'élection présidentielle française.

"Le feuilleton de l'élection, aussi longtemps qu'il durera, continuera de peser sur l'euro", souligne Juan Perez, stratège sur le marchés des changes chez Tempus. "Au lieu de s'installer sur 1,07 dollar grâce à de bons indicateurs économiques, il restera entre 1,05 dollar et 1,06 dollar", ajoute l'analyste.

Sur les marchés obligataires, les développements autour de l'élection présidentielle française maintiennent sous pression les emprunts français. Le rendement de l'OAT à 10 ans a atteint un pic à 0,985% avant les déclarations d'Alain Juppé dans la matinée, tandis que le spread avec le Bund allemand a augmenté dans le même temps jusqu'à 65,50 points.

Le pétrole et les métaux cèdent du terrain, pénalisés entre autres par la décision de la Chine de revoir à la baisse son objectif de croissance, ramené "autour de 6,5%".

Les cours du cuivre ont en particulier touché un plus bas d'une semaine lundi, certains investisseurs estimant que la forte hausse des prix depuis l'élection de Donald Trump est désormais exagérée.




(Blandine Hénault, avec Dion Rabouin, édité par Véronique Tison)

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