L'Europe finit sans grand changement dans un climat de prudence

PARIS (Reuters) - Les Bourses européennes ont terminé mercredi sans grand changement, les investisseurs jouant toujours la prudence sur des actifs plus sûrs sur fond de risque géopolitique mondial et avant des résultats de banques américaines, jeudi, pour la dernière séance de la semaine.


À Paris, après avoir atteint un plus haut depuis août 2015, le CAC 40 a fini à l'équilibre (-0,01%) à 5 101,11 points. Le Dax allemand a pris 0,13% et le Footsie britannique a fini légèrement dans le rouge (-0,22%), pénalisé par les valeurs minières.

L'indice EuroStoxx 50 a cédé 0,04%, le FTSEurofirst 300 a pris 0,15% et le Stoxx 600 a gagné 0,19% après avoir touché en séance un plus haut depuis décembre 2015.


A l'heure de la clôture en Europe, la Bourse de New York évolue en territoire négatif dans un climat toujours dominé par les tensions géopolitiques en Syrie et en Corée du Nord et alors que se profile une nouvelle saison de résultats trimestriels. Le Dow Jones cède 0,38% et le Nasdaq 0,53%.


Le président américain, Donald Trump, s'est entretenu au téléphone avec son homologue chinois, Xi Jinping, ce dernier insistant sur la nécessité de résoudre par des moyens pacifiques les tensions dans la péninsule coréenne.

Sur le dossier syrien, le Conseil de sécurité des Nations unies devrait voter mercredi sur un texte présenté par les Etats-Unis, le Royaume-Uni et la France pour faire avancer l'enquête sur l'attaque chimique du 4 avril. La Russie, qui nie l'implication du régime de Bachar al Assad, a l'intention d'opposer son veto. et

Wall Street a entendu par ailleurs Robert Kaplan, le président de la Réserve fédérale de Dallas, dire qu'il s'attendait à une réduction de son bilan par la banque centrale américaine dès cette année.

Sur le front du pétrole, le cours du baril de Brent et du brut léger américain ont effacé leurs gains. Les stocks américains de pétrole brut ont diminué contre toute attente la semaine dernière mais les investisseurs se sont focalisés sur l'augmentation de ceux du terminal de Cushing, dans l'Oklahoma.

Sur le marché des changes, le yen a atteint de nouveaux plus hauts de cinq mois face au dollar, à l'euro et à la livre sterling. L'once d'or a dépassé brièvement les 1.279 dollars, ce qui n'était pas arrivé depuis novembre, signe que le repli sur les actifs jugés les plus sûrs reste de mise pour de nombreux investisseurs.


La plus forte baisse en Europe est le compartiment des ressources de base qui a cédé 2,58% alors que le cuivre se traite à un plus bas de trois mois sous les 5.650 dollars le baril et que la hausse des prix à la production en Chine a ralenti en mars avec la chute des prix du minerai de fer et du charbon.


A Paris, ArcelorMittal a signé la plus forte baisse du CAC 40 (-4,79)% tandis que Rio Tinto (-3,98%), Anglo American (-3,9%) et BHP Billiton (-3,54%) tiraient vers le bas le Footsie.

Toujours à Londres, Tesco a perdu 5,73%, la plus forte baisse du Stoxx 600, sur des prises de bénéfices malgré un bénéfice annuel supérieur aux prévisions qui conforte son redressement.


(Laetitia Volga, édité par Patrick Vignal)

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