L'Europe boursière hésite avant le week-end mais Wall Street monte

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LES BOURSES EUROPÉENNES TERMINENT EN ORDRE DISPERSÉ

PARIS (Reuters) - Les Bourses européennes ont terminé en ordre dispersé vendredi alors que Wall Street restait bien orientée à mi-séance, grâce à la hausse de Nike et des valeurs bancaires mais aussi à des statistiques globalement rassurantes sur l'évolution des prix aux Etats-Unis.

À Paris, le CAC 40 a perdu 0,13% (8,28 points) à 6.622,87 points alors qu'à Londres, le FTSE 100 prenait 0,37% et qu'à Francfort, le Dax avançait de 0,12%.

L'indice EuroStoxx 50 a fini sur un repli symbolique de 0,04% mais le FTSEurofirst 300 affiche une hausse de 0,14% et le Stoxx 600 un gain de 0,13%.

La semaine, une nouvelle fois marquée par le débat sur l"'inflation et les politiques monétaires, se solde pour le Stoxx 600 par une progression de 1,23% contre +0,82% pour le CAC 40.

Si l'agenda économique et financier du jour était maigre en Europe, il était plus nourri aux Etats-Unis avec notamment les chiffres mensuels des revenus et dépenses des ménages, qui incluent l'indice des prix de base "core PCE", très surveillé par la Réserve fédérale.

Cet indice a progressé moins qu'attendu en mai (de 0,5% contre +0,6% attendu par le consensus Reuters) même s'il affiche une progression de 3,4% sur un an.

"Les chiffres d'aujourd'hui sur l'inflation devraient calmer quelques nerfs sur l'envolée de l'inflation", estime Ryan Detrick, responsable de la stratégie de marché de LPL Financial. "N'oublions pas que le PCE est la mesure de l'inflation favorite de la Fed et qu'il pourrait bien être en train de s'approcher de son pic, ce qui aiderait la Fed à maintenir sa position accommodante."

Au moment de la clôture en Europe, l'indice Dow Jones gagnait 0,68%, le S&P 500 prenait 0,29% après un record à 4.280,55 points et le Nasdaq Composite était pratiquement inchangé.

L'action Nike affichait alors un bond de près de 14% après des résultats et des prévisions meilleurs qu'attendu tandis que le secteur bancaire (+1,29%) profitait des résultats positifs des tests de résistance menés par la Fed, synonymes d'une reprise des dividendes et des rachats d'actions.

Le marché américain bénéficie aussi du compromis entre la Maison blanche et le Congrès concernant le plan massif d'investissement dans les infrastructures américaines.

VALEURS

En Europe, la plus forte progression sectorielle du jour est pour le compartiment des matières premières, dont l'indice Stoxx a pris 0,97%. A Paris, ArcelorMittal a fini en tête du CAC 40 avec une hausse de 2,82% et à Londres, BHP Group a pris 2,13%.

Adidas affiche la meilleure performance du Stoxx 600 (+6,44%) dans le sillage de Nike.

A la baisse, le compartiment des transports et des loisirs a cédé 1,46%, les dernières annonces britanniques sur l'assouplissement des restrictions sanitaires ayant été jugées trop prudentes.

Vallourec, lanterne rouge du SBF 120 parisien, a chuté de 8,51% après avoir bouclé une augmentation de capital de 300 millions d'euros par émission d'actions nouvelles.

CHANGES

Les chiffres des revenus et dépenses des ménages américains, qui montrent aussi une stagnation de la consommation en mai, pèsent sur le dollar: l'indice mesurant sers fluctuations face à un panier de devises de référence recule de 0,07% et l'euro remonte à 1,1938.

TAUX

Indifférent dans un premier temps aux chiffres des revenus et dépenses des ménages, le marché obligataire américain s'est orienté à la baisse après l'ouverture de Wall Street et creusait ses pertes au moment de la clôture européenne. Le rendement des bons du Trésor à dix ans prenait alors 3,5 points de base à 1,5224%.

Le marché européen a suivi la tendance: la séance se solde par une hausse de trois points de base du rendement du Bund à dix ans, à -0,157% et de plus de quatre points à 0,197% pour son équivalent français FR10YT=RR>, brièvement repassé en séance au-dessus de 0,2% pour la première fois depuis le 31 mai.

PÉTROLE

Les cours du pétrole restent bien orientés et s'acheminent vers une cinquième semaine consécutive de hausse grâce à l'amélioration continue des perspectives de reprise de la demande et à la prudence attendue de la part de l'Opep et de ses alliés, qui feront le point jeudi sur leur stratégie de production.

Le Brent gagne 0,5% à 75,94 dollars le baril et le brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) 0,87% à 73,94 dollars.

Sur la semaine, ils affichent pour l'instant l'un comme l'autre une progression de plus de 3%.

(Avec la contribution de Terence Gabriel à New York, édité par Sophie Louet)

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