La lettre de rupture

Libération.fr

Dans un texte plus conciliant que lors de ses précédentes sorties, la Première ministre britannique, Theresa May, a donné ses conditions concernant la sortie de son pays de l’UE. Un jour historique pour l’Europe, avant le saut dans l’inconnu.

Neuf mois pour accoucher d’une lettre de six pages et briser un tabou historique. Depuis mercredi 29 mars, peu avant 12 h 30 locales (13 h30 en France), l’Union européenne n’est plus indivisible, le puzzle n’est plus soudé. Le Royaume-Uni a finalement accompli son grand saut, promis depuis le 23 juin et le vote des Britanniques, à 52 %, en faveur du Brexit. Quarante-quatre ans après son entrée dans le club européen, il a invoqué l’article 50 du traité européen de Lisbonne, signifiant son intention d’en sortir.

La Première ministre, Theresa May, a confirmé la nouvelle aux députés massés à la Chambre des communes. «Il y a quelques minutes à Bruxelles, le représentant permanent du Royaume-Uni auprès de l’Union européenne a remis une lettre de ma part au président du Conseil de l’Europe, confirmant la décision du gouvernement d’invoquer l’article 50 du traité de l’Union européenne», a-t-elle déclaré. «En accord avec la volonté du peuple britannique, le Royaume-Uni quitte l’Union européenne. Il s’agit d’un moment historique et il ne peut y avoir de retour en arrière», a-t-elle ajouté. Avant de répéter encore une fois, comme pour s’en convaincre et persuader les députés : «Le Royaume-Uni quitte l’Union européenne.»

Sa déclaration, sans aucun triomphalisme, a été écoutée en silence, juste ponctuée parfois de murmures de satisfaction. Ou de rage, du côté des députés écossais du Scottish National Party (SNP), farouchement proeuropéens. Presque simultanément, Sir Tim Barrow, ambassadeur britannique, remettait la fameuse lettre à Bruxelles, en mains propres, au président du Conseil de l’Europe, Donald Tusk. A Londres comme à Bruxelles, le ton était mesuré, presque grave. Comme si l’énormité de cette décision, attendue par tous depuis neuf (...)

Lire la suite sur Liberation.fr

Cent mille livres pour des lettres de Jackie Kennedy à un soupirant
En Chine, les ONG dans le viseur
Le Cambodge interdit l’exportation de lait maternel
L’ex-président polonais Lech Walesa a dénoncé un risque de «dictature» venant du pouvoir conservateur en place.
Les 400 culs

En utilisant Yahoo vous acceptez les cookies de Yahoo/ses partenaires aux fins de personnalisation et autres usages