L'essentiel de l'accord scellé par Le Pen et Dupont-Aignan

Le président de Debout la France (DLF) Nicolas Dupont-Aignan (G) et la candidate FN Marine Le Pen, le 29 avril 2017 à Paris lors de leur conférence de presse commune

Paris (AFP) - Voici un résumé de l'accord en six points scellé samedi matin par Marine Le Pen et Nicolas Dupont-Aignan en vue d"une "alliance patriote et républicaine" au second tour de l'élection présidentielle, qui comprend quelques modifications au projet du FN.

- Sur l'euro, l'accord de trois pages ne présente plus comme une urgence la transformation de la monnaie unique en monnaie commune, avec retour parallèle au franc.

"La transition de la monnaie unique à une monnaie commune européenne n'est pas un préalable à toute politique économique", s'accordent les deux dirigeants, évoquant un "calendrier adapté aux priorités et défis immédiats".

La négociation sur l'UE et l'euro, prévue pour commencer dès l'élection éventuelle de Mme Le Pen avec une durée de six mois et suivie d'un référendum, commencera en 2018 et durera "plusieurs mois", voire années", a dit Marion Maréchal-Le Pen.

- "Le délai de carence concernant la gratuité de l'accès aux services publics pour les étrangers arrivant légalement en France ne concernera pas l'école", contrairement à ce que souhaitait Mme Le Pen.

Les enfants d'étrangers sans-papiers pourront être expulsés, malgré leur scolarisation.

- Dans ses 144 engagements présidentiels, Mme Le Pen voulait "interdire l?importation et la vente de produits provenant de l?étranger qui ne respectent pas les normes imposées aux producteurs français".

Cette importation de "produits qui concurrencent déloyalement la production française (dumping social, fiscal et environnemental)" sera autorisée à la suite de cet accord, mais sera soumise à la "contribution sociale à l'importation" souhaitée par Mme Le Pen. Son taux sera de "3% en moyenne".

- Les deux alliés veulent "une grande loi d'éthique" contre les "conflits d'intérêts" avec "l'exigence d'un casier judiciaire vierge pour tout candidat à une élection".

- Ils veulent un "patriotisme démocratique qui (...) promeut le pluralisme politique, reconnaît le vote blanc, garantit l'indépendance et l?impartialité de la justice et défend la liberté de travail des journalistes, qui devra passer par un renforcement législatif et constitutionnel de ces principes fondateurs par référendum".

- La "priorité nationale" au logement, à l'emploi ou aides sociales, que la patronne "en congé" du FN souhaite inscrire dans la Constitution ne connaît pas d'évolution, car elle est absente de l'accord.

- Le texte n'évoque pas non plus la loi Taubira ouvrant le mariage et l'adoption aux couples homosexuels, que le FN souhaite abroger et sur laquelle M. Dupont-Aignan avait dit récemment qu'il ne souhaitait pas revenir.

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