L'Espagne en démonstration face au Costa Rica, un calvaire pour Navas

Ferran Torres a inscrit un doublé lors de la victoire de l'Espagne sur le Costa Rica, mercredi. (Hannah Mckay/Reuters)

L'Espagne a réalisé le carton de cette Coupe du monde 2022, face à une faible équipe du Costa Rica (7-0). La Roja prend ainsi la tête du Groupe E.

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Le match : 7-0La Roja est prête et elle a envoyé un message. Trois heures après la deuxième grosse surprise de la semaine (défaite de l'Allemagne face au Japon 1-2), l'Espagne a signé le carton de ce début de compétition. Elle a surclassé une très faible équipe du Costa Rica (7-0) pour prendre la tête de son groupe et lancer sa Coupe du monde sur les chapeaux de roues. Encore une fois, le milieu de terrain 100 % barcelonais a brillé de mille feux. Grande révélation de l'Euro 2021, Pedri a réussi sa première mondiale en réunissant les mêmes ingrédients : il a beaucoup couru, il a gagné pléthore de duels et il a réalisé des merveilles balle au pied.

Son jeune compère catalan, Gavi, s'est montré encore plus à son avantage : il a trouvé Dani Olmo sur l'ouverture du score (11e) et il a réalisé une volée magistrale de l'extérieur du pied pour ponctuer son festival (74e). Quant à l'immuable Sergio Busquets, il a rempli ses rôles de plaque tournante et de rampe de lancement à la perfection. Le capitaine espagnol a profité de la faiblesse de l'opposition pour s'installer dans le camp adverse et dicter le tempo du match. Son décalage vers Jordi Alba sur le second but, signé Asensio (21e), en est l'illustration parfaite.

Le match le plus déséquilibré jusqu'à présent a tourné à la correction. La formation d'Amérique centrale a commencé à allonger dès la 25e minute, preuve de son impuissance, et elle n'a jamais tiré vers la cage gardée par Unai Simon. Pis, elle a plié à sept reprises, subissant ainsi le plus lourd revers depuis l'entame du tournoi.

Le fait : Le choix payant de Luis Enrique

Pour contourner le bloc costaricain et son 5-4-1, Luis Enrique avait décidé de se passer d'Alvaro Morata et de titulariser Olmo au côté d'Asensio et de Ferran Torres. L'idée était alors de profiter des permutations incessantes de ses trois offensifs pour semer la panique dans la défense. Son choix s'est avéré payant puisque les trois attaquants ont marqué. Torres s'est même offert un doublé. L'ailier a converti un penalty obtenu par Alba (31e) et il a glissé le cuir sous Navas (54e) quelques minutes avant de laisser sa place à Morata, auteur de la passe décisive sur le but de Gavi et du dernier pion de la partie (90e+2).

Le technicien espagnol avait également opté pour l'option Rodri en défense centrale. Le milieu de formation a répondu présent même si l'adversité du jour ne permet pas d'en faire grand cas. Reste à savoir si le joueur de Manchester City sera reconduit face à l'Allemagne, dimanche.

Le joueur : Keylor Navas a vécu un calvaireAvant ce match, Keylor Navas avait patienté 162 jours sans jouer la moindre minute. Sa dernière sortie remontait au 14 juin et au barrage intercontinental des Ticos contre la Nouvelle-Zélande (1-0). Depuis, c'était le calme plat. Et le moins que l'on puisse dire, c'est que son retour à la compétition a tourné au vinaigre avec sept buts encaissés en huit tirs cadrés. Le gardien parisien est directement impliqué sur trois d'entre eux. Il a commis une faute de main sur la frappe d'Asensio et il est sorti aux fraises sur le deuxième but de Torres. Il n'est pas exempt de tout reproche, non plus, sur l'avant-dernier but en repoussant un centre dans les pieds de Carlos Soler (90e).